Le chiffre 3000 de morts annoncé par le bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) lors de la prise de la Ville de Goma par le M23 se révèle arbitraire. Rien ne prouve jusqu’à présent l’exactitude ce nombre.
Plusieurs organisations humanitaires ne confirment pas le chiffre de 3000 morts, plus d’un mois après la prise de Goma par les rebelles de M23, selon Jeune Afrique.
Le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) avait déclaré le 04 février sur RFI que l’on avait décompté 2900 morts. C’était suite à la bataille de Goma opposant le M23 d’une part et la coalition gouvernementale d’autres parts composée de FARDC-FDLR-FDNB-SAMIDRC-Wazalendo-mercenaires européens.
Ce chiffre annoncé par une organisation onusienne a été considéré comme crédible. La plupart de grands médias du monde se sont relayés pour publier cette fraiche nouvelle. Mais hélas! En réalité c’était arbitraire, imaginaire. Ce n’était qu’un leurre.
Selon OCHA, les communautés avaient enterré 2000 morts. 900 dépouilles se trouvaient à l’hôpital de Goma. Aucune organisation humanitaire n’a pu confirmer ce chiffre rond.
Il reste invérifiable car même les volontaires de la Croix Rouge ayant ramassé les corps dans les rues pour prévenir une épidémie n’ont pas pu le confirmer. Ils ont inhumé au moins une centaine de corps le 3 février, selon RFI. Ils sont morts pendant les affrontements entre les parties en conflit. La population de Goma s’était mise à l’abri pendant les échanges de coups de feu.
Gérard Rugambwa




































































