L’ex ministre de la Justice de la République démocratique du Congo (RDC), Constant Mutamba, a été condamné à trois ans de travaux forcés pour détournement de fonds publics. Il a été reconnu coupable d’avoir détourné 19,9 millions de dollars de fonds publics pour un projet de construction d’une prison.
Constant Mutamba, démissionnaire depuis juin, a été condamné, mardi 2 septembre, à trois ans de travaux forcés et cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics.
Il était accusé d’avoir violé les règles d’attribution des marchés publics pour un projet de construction d’une prison. Il avait alors annoncé sa démission le 18 juin, dénonçant un complot politique contre sa personne.
Agé de 37 ans, l’ex ministre dont le procès s’était ouvert en juillet, a comparu mardi devant la Cour de cassation à Kinshasa. Il avait été placé en résidence surveillée lundi, à la veille de cette audience de prononcé du verdict.
En outre, il lui était interdit de quitter la capitale de la RDC depuis juin. Un important dispositif militaire et policier avait été déployé mardi aux environs de la cour pour empêcher d’éventuels débordements de ses partisans.

L’ex-ministre de la justice, Constant Mutamba, a été reconnu coupable d’avoir fait verser, sans autorisation préalable du gouvernement, à la société Zion Construction SARL, la somme de 19,9 millions de dollars sur des fonds publics. C’était pour un projet de construction d’une prison à Kisangani, au nord-est, d’un budget d’environ 40 millions de dollars.
’’ Constant Mutamba avait l’intention d’enrichir frauduleusement la société Zion Construction au préjudice de l’Etat’’, a estimé le président de la Cour de cassation, Jacques Kabasele, lors de la lecture du jugement mardi 2 septembre 2025.
En plus des trois ans de travaux forcés et des cinq ans d’inéligibilité, l’ex-ministre a également été condamné à restituer les 19 millions de dollars à l’Etat congolais.
Les cas de détournements de fonds publics sont fréquents en RDC, où l’indice de perception de la corruption est l’un des pires au monde, selon l’ONG Transparency International.
Lorsqu’il était ministre de la Justice, Constant Mutamba avait déclaré vouloir rendre passible de la peine de mort ceux déclarés coupables d’avoir détourné l’argent de l’Etat.
Vital Ndayambaje




































































