L’Union Européenne (UE) a condamné avec la plus grande fermeté les discours de haine et l’incitation à la violence visant toute personne ou tout groupe en raison de sa race ou de son origine ethnique en République Démocratique du Congo (RDC).
En réaction à la violence sévissant de plus en plus au Nord Kivu envers les Congolais rwandophones et autres groupes de population, l’Union Européenne (UE) a rendu public une déclaration sans équivoque sur son opposition à de telles actions.
“L’UE condamne à nouveau avec la plus grande fermeté la xénophobie, les discours de haine, y compris par des personnalités politiques, et l’incitation à la violence visant toute personne ou tout groupe en raison de sa race ou de son origine ethnique,” déclare Josep Borrell, Haut représentant de l’UE.
“Que ceux-ci cessent,” demande-t-il.
Cette déclaration fait suite aux manifestations violentes à Goma organisées officiellement par la société civile.
Le Chef de l’Etat de la RDC, Félix Tshisekedi, avait averti le commandant de la force régionale des Etats d’Afrique de l’Est, le général major Jeff Nyangah, le 04 février 2023 à Bujumbura, sur le risque d’avoir affaire à la population s’il ne combattait pas le M23 alors que ce n’est pas sa première mission.

L’on a vu par après, le 10, 11 et 12 le Chef d’Etat major général des FARDC, le lieutenant général Christian Tshiwewe, en séjour à Goma, rencontrer certains groupes armés à l’hôtel Serena de Goma.
Le 12 février, une vingtaine de civils sont massacrés en Ituri et des maisons sont brûlées par le groupe armé CODECO, la Coopérative pour le Développement du Congo. Ces miliciens travaillent avec les FARDC.
Le 13 janvier 2023, une attaque, qui aurait été menée par le groupe armé CODECO dans les villages de Nyamamba et Mbogi (territoire de Djugu, province de l’Ituri), aurait entraîné l’exécution sommaire d’au moins 49 civils (31 hommes, six enfants et 12 femmes). Quelques jours plus tard, deux charniers contenant 49 corps ont été découverts aux mêmes endroits.
L’UE condamne également les attaques répétées ciblant les civils conduites notamment par les Forces démocratiques alliés (ADF) et la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) au Nord-Kivu et en Ituri, trouve-t-on dans le contenu de la déclaration de l’Union Européenne sur la dégradation de la situation à l’Est de la RDC.
Gérard Rugambwa




































































