Les autorités du district de Rulindo déclarent que l’élevage du petit bétail a stimulé l’entrepreneuriat, créant ainsi des emplois et des opportunités de lutte contre le chômage et la pauvreté.
A l’issue d’une période de près de 5 ans sous l’encadrement du projet PRISM (Partenariat pour un programme de marchés du petit bétail résilients et inclusifs), la population du district de Rulindo a développé un esprit d’entrepreneuriat. Ayant bénéficié du petit bétail, cette population a pu muter de l’élevage proprement dit à d’autres activités connexes génératrices de revenus.
Le cas de figure est celui de Didacienne Nikuze du secteur de Burega. Elle est partie d’un porc et devient aujourd’hui agricultrice-éleveuse exemplaire dans sa localité.

’’ Je suis partie pratiquement de zéro. Avec un porc que j’ai obtenu du projet PRISM, ma vie a complètement changé. J’ai pu développer cet élevage du petit bétail, et j’ai entrepris d’autres activités champêtres comme la culture de pommes de terre et je prévois bientôt me lancer dans le commerce avec l’ouverture d’une échoppe de vente de différents articles dont les aliments du bétail’’, témoigne-t-elle fièrement.
Le vice maire chargé des affaires économiques dans le district de Rulindo, Théoneste Rugerinyange, indique que le petit bétail a fait éclore beaucoup d’opportunités de création de l’emploi, stimulant ainsi l’esprit entrepreneurial au sein de la population.
’’ L’élevage du petit bétail a créé des emplois dans notre district de Rulindo. Ces derniers s’échelonnent tout au long de la chaine de valeur, en stimulant d’autres activités liées dont l’élevage lui-même, l’alimentation du bétail, la transformation, et la vente des produits animaux’’, explique-t-il.

En tant que district, dit-il, nous encourageons ce processus car il tire beaucoup de personnes du chômage et de la pauvreté, en l’occurrence les jeunes et les femmes.
Le coordinateur du projet PRISM, Joseph Nshokeyinka, déclare que l’un des objectifs majeurs du projet était justement de créer de l’emploi et d’aider la population à prendre sa destinée en main, à travers l’entrepreneuriat.

’’ Le projet PRISM vise à autonomiser les populations rurales pauvres, en particulier les femmes et les jeunes, grâce à l’amélioration des moyens de subsistance basés sur l’élevage. A partir de l’élevage du petit bétail, les bénéficiaires du projet PRISM deviennent de plus en plus des entrepreneurs dans la filière agro-alimentaire, et cela cadre bien avec les objectifs du projet’’, se réjouit-il.
Selon Joseph Nshokeyinka, ce programme a semé les graines de la responsabilité et de l’esprit d’entreprise. En outre, renchérit-il, il a créé une culture du don et de la croissance.
Il souligne toutefois la nécessité d’un suivi rigoureux, d’une formation continue et d’une communication honnête entre les bénéficiaires et les responsables du projet.
Vu les succès enregistrés par le projet PRISM au cours des 5 dernières années, le gouvernement rwandais et ses partenaires ont décidé de le prolonger encore de 3 ans. Il devrait initialement se terminer au mois de septembre de cette année 2026. Une fois prolongé, il aura un budget supplémentaire de 25 millions de dollars américains.
Vital Ndayambaje




































































