Le ministre rwandais des affaires étrangères et de la coopération internationale, déclare que le discours de la haine est un sujet d’urgence mondiale et interpelle des efforts collectifs. Olivier Jean Patrick Nduhungirehe s’exprimait lors de l’une des réunions de la 79eme session de l’assemblée générale des Nations Unies à New York.
Le ministre Nduhungirehe participait à un événement de haut niveau sur la lutte contre l’antisémitisme et les discours de haine par l’éducation.
Il a pu partager l’expérience rwandaise en matière d’éducation civique pour lutter contre les discours de haine et la division.
Il a également souligné la nécessité de lutter collectivement contre la montée des discours de haine dans la région des Grands Lacs et au-delà.

Le ministre Nduhungirehe a déclaré que la lutte contre l’antisémitisme et le discours de haine par l’éducation est un sujet d’urgence mondiale. Il requiert, a-t-il dit, beaucoup d’attention et une action coordonnée.
Selon Olivier Nduhungirehe, la haine n’est pas inhérente à la nature humaine.
” La haine n’est pas inhérente à l’humanité ; elle s’apprend, par le biais d’idéologies extrémistes et de la déshumanisation des autres’’, a-t-il déclaré. C’est pourquoi, a-t-il dit, une éducation positive, inclusive et tolérante est essentielle pour mettre fin à la haine sous toutes ses formes.
” C’est particulièrement vrai dans notre région, où les discours de haine anti-Tutsi ont atteint des niveaux alarmants, en particulier dans l’Est de la RDC, où la population Tutsi congolaise continue d’être confrontée à la violence et est contrainte de fuir le pays en raison de leur identité’’, s’est-il indigné.
Le ministre Nduhungirehe a indiqué que la situation actuelle rappelle l’histoire du Rwanda, marquée par le génocide commis contre les Tutsi en 1994.

Il y a trente ans, a-t-il dit, les discours de haine ont joué un rôle central dans la mobilisation des auteurs pour commettre des actes violents.
” Le génocide est le résultat de décennies de haine anti-Tutsi institutionnalisée, attestée par des politiques discriminatoires et une propagande généralisée dans les écoles et les institutions religieuses’’, a déploré le ministre Nduhungirehe.
Il a expliqué qu’après le génocide, la première étape de la reconstruction a consisté à favoriser l’unité nationale.
Pour ce faire, a-t-il indiqué, il a fallu réformer le système d’éducation, en éradiquant les récits haineux et en apprenant aux jeunes générations à se considérer les uns les autres comme des Rwandais d’abord.
” L’éducation est devenue un pilier de l’unité nationale et du processus de réconciliation du Rwanda’’, a-t-il renchéri.

L’éducation est devenue un pilier de l’unité nationale et du processus de réconciliation du Rwanda.
Il a poursuivi en disant qu’au-delà de l’éducation formelle par le biais du programme national, le Rwanda a mis en place des initiatives locales et des dialogues pour sensibiliser aux dangers des discours de haine.
Le ministre Nduhungirehe a conclu en soulignant que la lutte contre la haine doit aussi passer par la lutte contre le déni, qui reste le terreau de l’idéologie de la haine.
” A l’ère du numérique, la désinformation alimente le négationnisme. Il est de notre responsabilité collective en tant que société civile, médias et la communauté internationale de ne pas laisser de place aux négationnistes et à leurs mensonges. Au contraire, nous devons placer l’éducation au centre de nos efforts combinés’’, a conclu le ministre rwandais des affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Jean Patrick Nduhungirehe.
Vital Ndayambaje



































































