La Capacité Africaine de gestion des Risques (ARC) a clôturé, ce 28 novembre 2025, un atelier de validation de l’analyse du genre au Rwanda. L’objectif principal était d’examiner les résultats de l’étude sur une approche transformatrice du genre dans la prévention et la réponse aux catastrophes et dans le secteur agricole au Rwanda.
Comme il a été expliqué, l’analyse du genre visait à compléter la politique nationale en matière du genre, en intégrant des éléments de gestion des risques de catastrophe avec les objectifs spécifiques.
En procédant à la cérémonie de validation de cette étude, le secrétaire permanent au ministère de l’agriculture et des ressources animales, Olivier Kamana, a déclaré que les catastrophes naturelles affectent grandement les agriculteurs, et en particulier les femmes, qui constituent une grande portion de la population du Rwanda.

’’ Cette étude vient à point nommé. Actuellement on dénombre beaucoup d’agriculteurs, de femmes et d’enfants vulnérables aux catastrophes naturelles, et cette étude propose des recommandations pour pallier cette situation’’, a-t-il fait savoir.
Le secrétaire permanent Olivier Kamana a ajouté que cet état de fait est souvent exacerbé par une forte dépendance à l’agriculture pluviale et des obstacles structurels, d’où l’importance accordée à cette étude.
’’ Nous espérons que les résultats de cette étude vont nous aider à peaufiner nos politiques du genre et de protection des gens vulnérables, en particulier les femmes, en augmentant leur capacité de résilience face aux chocs climatiques.

Selon Béatrice Mukasine, consultante qui a conduit les travaux de cette étude, l’égalité des genres joue un rôle central dans la construction de voies vers la résilience et l’adaptation dans la gestion des risques de catastrophe.
’’ La dimension genre s’avère indispensable et on l’intègre dans le but de transformer les approches de gestion des risques de catastrophe afin de garantir l’égalité des sexes pour les femmes, les hommes et les enfants vulnérables’’, a-t-elle expliqué.
Elle a ajouté que l’objectif de cette étude est de garantir que la planification et la mise en œuvre de la gestion des risques contribuent à faire progresser l’égalité des sexes, l’inclusion sociale et l’autonomisation des femmes.

De son côté, Antoine Boroto, expert du genre au sein de l’ARC, a expliqué que cette étude est une approche transformatrice qui met en évidence les obstacles à l’autonomisation et à la participation des femmes à la préparation, à la gestion et au financement des risques de catastrophe.
Il a ajouté que cette étude sera de bon augure pour le renforcement de bonnes politiques déjà existantes au Rwanda en matière du genre.
Cet atelier de validation, qui a duré 5 jours, a réuni les principales parties prenantes et les partenaires gouvernementaux impliqués dans les questions relatives au genre et à l’agriculture.
L’étude recommande, sans détour, l’intégration de la dimension genre dans la gestion des risques de catastrophes et le secteur agricole au Rwanda.
Elle montre également les possibilités d’articulation des politiques visant à renforcer l’intégration de l’égalité des sexes dans les processus de planification et de mise en œuvre de ces secteurs.

La Capacité africaine de gestion des risques (ARC), qui a mené cette étude pendant 4 mois, est une initiative des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.
Elle a été créée pour aider les Etats membres à améliorer leur capacité à mieux planifier, se préparer et réagir aux phénomènes météorologiques extrêmes, aux catastrophes naturelles et aux épidémies de maladies infectieuses.
Dans l’exercice de son mandat, le Groupe ARC défend les principes de l’égalité des sexes dans toutes ses activités au sein de l’organisation, ainsi que dans tous les Etats membres dont le Rwanda.
Vital Ndayambaje




































































