Le ministère de la santé affirme qu’aucun cas d’Ebola n’a été enregistré au Rwanda. Toutefois les services sanitaires suivent de près l’épidémie déclarée en République Démocratique du Congo (RDC).
Selon le porte-parole du gouverneur du Nord Kivu, Kambere Muyisa Lumumba, le premier cas confirmé de maladie à virus d’Ebola MVE souche Bundibugyo a été détecté dans la ville de Goma, en RDC. Les premières informations recueillies montrent que ce cas proviendrait de Bunia, dans la province d’Ituri, comme l’a signalé le porte-parole Kambere.
Par mesure de précaution, les services sanitaires rwandais ont renforcé les contrôles et la vigilance aux points d’entrée le long de la frontière avec la RDC, révèle un communiqué du ministère rwandais de la santé. Les équipes sanitaires sont en état d’alerte et les systèmes de surveillance ont été renforcés afin d’assurer une détection précoce et une réponse rapide si nécessaire, souligne un communiqué du ministère rwandais de la santé.
Cette maladie d’Ebola en Ituri a été déclarée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ” urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).”
Le ministère rwandais de la santé indique qu’il continuera à collaborer avec ses partenaires nationaux, régionaux et internationaux afin de protéger la santé de la population.
Cette épidémie en flambée dans la province d’Ituri est causée par une souche rare, le virus Bundibugyo. Il n’existe actuellement aucun vaccin homologué, ni traitement spécifique pour sauver les personnes infectées.
Les symptômes de l’Ebola apparaissent généralement 2 à 21 jours après l’exposition au virus. La maladie commence souvent par un état grippal avant de s’aggraver.
Les signes suivant surviennent brusquement: une fièvre soudaine élevée, une fatigue intense et faiblesse extreme, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête sévères et le mal de gorge.
A mesure que la maladie progresse, le système digestif et d’autres organes sont touchés. Le patient est atteint de nausées et vomissements, diarrhée souvent sanglante, éruptions cutanées et insuffisance rénale et hépatique.
En phase critique d’Ebola, des complications hémorragiques peuvent apparaître. C’est le cas des saignements inexpliqués, des hémorragies internes et externes, la confusion ou le coma.
Gérard Rugambwa




































































