Le gouvernement rwandais, en partenariat avec le Groupe de la Banque Mondiale, a organisé ce 16 février, une conférence régionale sur la planification des corridors ruraux en Afrique. C’est sous le thème ’’Connectivité, croissance économique et emplois’’.
Cette conférence de trois jours réunit des décideurs politiques, des partenaires de développement et des experts de toute l’Afrique subsaharienne.
En procédant au lancement de cette conférence, le ministre rwandais des infrastructures, Dr. Jimmy Gasore, a indiqué que cette conférence est très importante et vient à point nommé.

’’ La conférence vient à point nommé dans la mesure où elle devrait aborder un défi crucial, celui des millions d’Africains vivant en milieu rural et qui restent isolés en raison du mauvais état des routes et de l’insuffisance des infrastructures de transport. Ceci les coupe des marchés, des soins de santé, de l’éducation et de l’emploi’’, a-t-il déclaré.
Il a ajouté que l’entretien des infrastructures existantes est aussi crucial que la construction de nouvelles. Les 2, a-t-il dit, devant aller de pair.
De son côté, le coordinateur du groupe de la Banque Mondiale au Rwanda, Sahr Kpundeh, a déclaré que la planification des corridors ruraux en Afrique, pilotée par des initiatives comme le Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA), vise à relier les zones de production agricoles aux marchés, réduisant les coûts de transport et le désenclavement.

’’Axée sur le long terme (20-30 ans), cette planification intègre le développement d’infrastructures, la facilitation des échanges et la gestion foncière pour stimuler la croissance régionale’’, a-t-il souligné.
Sahr Kpundeh a insisté sur la nécessité de collaborer entre plusieurs pays et niveaux administratifs pour une planification efficace.
Les discussions ont porté sur des solutions pratiques, allant de la construction et de l’entretien des routes rurales à la planification des transports, en passant par la logistique agricole, la conception d’infrastructures résilientes au climat et les modèles de financement innovants.
La conférence souligne également l’importance de la durabilité à long terme et de partenariats solides dans les investissements dans les transports ruraux, en particulier pour préserver les infrastructures et maximiser l’impact sur le développement.
Intervenant virtuellement, Sergio Oliete, chef de l’unité Transport durable à la Direction générale des partenariats internationaux (DG INTPA) de la Commission européenne, a souligné l’importance de l’entretien des infrastructures rurales.

’’ Notre expérience dans le financement des routes rurales en Afrique montre que le véritable défi commence après la construction. Un entretien adéquat est essentiel pour protéger les investissements, préserver l’accessibilité rurale au fil du temps et garantir que les communautés et les chaînes de valeur puissent bénéficier durablement d’une meilleure connectivité ’’, a-t-il déclaré.
Pendant trois jours, les participants passeront de la salle de réunion au terrain, en commençant par des sessions stratégiques de haut niveau sur la conception des transports, l’intégration agricole et les financements innovants. Ce sera avant de se plonger dans les détails pratiques de la mise en œuvre résiliente au changement climatique à travers des études de cas nationaux et des solutions technologiques.
A part la Banque Mondiale, d’autres institutions comme la Banque Africaine de développement (BAD), l’Union Africaine (UA-NEPAD) et la JICA soutiennent ces initiatives pour une meilleure connectivité régionale en Afrique.
Le Rwanda utilise essentiellement 2 corridors. Le Corridor Nord le reliant au port de Mombasa (Kenya) à l’Ouganda, au Burundi, à la RDC et au Soudan du Sud, agissant comme plaque tournante de l’Est.
Il utilise également le Corridor Central, assurant la liaison entre le port de Dar es Salam (Tanzanie) et le Rwanda, le Burundi, la RDC et l’Ouganda.
Vital Ndayambaje




































































