Au Sommet sur l’énergie nucléaire de Paris, le chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, a montré que le Rwanda a besoin d’énergie nucléaire pour atteindre ses objectifs de développement.
Au cours du Sommet international sur le développement de l’énergie nucléaire à des fins civiles tenu à Paris ce 10 mars, le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, a exprimé le besoin pressant pour le Rwanda de produire l’énergie nucléaire pour son développement socio-économique.
” Le Rwanda aspire à devenir un pays à revenu élevé d’ici 2050. Cela nécessite une électricité abondante, et c’est pourquoi nous avons décidé de placer l’énergie nucléaire au cœur de notre stratégie,” a-t-il déclaré.

” Le Rwanda est déterminé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour alimenter son développement grâce à l’énergie nucléaire, et nous espérons que vous vous joindrez à nous dans cette aventure,” a-t-il montré aux participants l’opportunité d’investir au Rwanda dans l’énergie nucléaire.
Pour le moment, le Rwanda met en place des institutions solides, une réglementation rigoureuse et une main-d’œuvre qualifiée pour y parvenir.
Le Sommet de Paris a réuni des chefs d’Etat et de gouvernement, des dirigeants d’organisations internationales, des institutions financières, des représentants de l’industrie nucléaire et des experts en énergie. Ils ont discuté du rôle qu’ils joueront dans la lutte contre les pénuries d’électricité et le changement climatique.

En procédant au lancement des travaux de ce sommet, le président de la république française, Emmanuel Macron, a indiqué que l’objectif du sommet est de promouvoir une énergie nucléaire “sûre et accessible”, un complément nécessaire au renouvelable pour la décarbonation.
’’Le sommet intervient dans un contexte de forte volatilité des prix du pétrole et de tension internationale’’, a-t-il fait remarquer.
Les discussions de ce sommet ont porté sur les mesures pratiques pour la relance, le financement du nucléaire, et l’accélération des petits réacteurs modulaires (SMR) face à la concurrence internationale.

L’énergie nucléaire fournit actuellement 10 % de l’électricité mondiale. La communauté internationale considère l’utilisation de cette énergie comme une solution durable et propre aux pénuries énergétiques.
Le directeur général de l’office rwandais de l’énergie nucléaire (RAEB), Dr. Fidèle Ndahayo, a annoncé que le Rwanda avait investi dans l’utilisation de l’énergie nucléaire dans des secteurs tels que la médecine, et qu’un département universitaire dispensant des connaissances sur cette énergie avait été ouvert.
La semaine dernière, Dr. Ndahayo a expliqué que le Rwanda avait procédé à une évaluation préliminaire afin de sélectionner les zones où de petites centrales nucléaires pourraient être construites et que la première centrale devrait voir le jour au début des années 2030.
Dr. Ndahayo a également expliqué qu’une évaluation préliminaire avait été menée afin de déterminer si les réseaux électriques existants étaient en mesure de transporter l’électricité produite par les petites centrales nucléaires qui seront construites au Rwanda.
Le Rwanda vise à produire plus de 3.000 mégawatts d’électricité, contre 447 mégawatts actuellement. Il a constaté que pour y parvenir, il est nécessaire de construire de petites centrales nucléaires, car elles occupent moins d’espace, ne polluent pas l’atmosphère et produisent plus d’énergie.

Une analyse a montré que la construction d’une centrale nucléaire coûtera entre 5 et 6 milliards de dollars au Rwanda. L’office rwandais de l’énergie nucléaire (RAEB) explique que pour y parvenir, un partenariat entre les secteurs public et privé sera nécessaire.
Le sommet sur le nucléaire, auquel a participé le président rwandais Paul Kagame, est le deuxième du genre. Il vise à accélérer la relance du nucléaire civil, notamment le financement du nucléaire et des petits réacteurs modulaires, pour la souveraineté énergétique.
Le chef de l’Etat rwandais Paul Kagame a assisté à ce sommet après qu’une équipe d’experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) se soit rendue au Rwanda du 2 au 9 mars, afin d’évaluer son état de préparation à la construction de centrales nucléaires.
Vital Ndayambaje




































































