Le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Dr. Télésphore Ndabamenye, a annoncé que le Rwanda est en train de construire une nouvelle usine d’azote pour le stockage de la semence bovine. Elle sera implantée dans le district de Kayonza, à l’Est du pays.
Le ministre Télésphore Ndabamenye a promis la construction de l’usine d’azote lors de ses explications devant les députés de la commission chargée de la gouvernance, du genre et de l’égalité des sexes. C’était dans le cadre de l’analyse du rapport de l’office rwandais de la gouvernance (RGB), et de la mission parlementaire de contrôle de l’action gouvernementale.
Selon le ministre Ndabamenye, cette usine sera construite afin de résoudre le problème du stockage et du transport de la semence bovine.
Le ministre Télésphore Ndabamenye a indiqué que le Rwanda allait acheter 20 taureaux qui contribueront à fournir de la bonne semence destinée à promouvoir l’élevage moderne au Rwanda.

’’ Nous disposons d’une technologie que nous souhaitons mettre en œuvre pour produire du sperme selon nos besoins. Vous savez que nous avons des veaux et que nous avons également des taureaux. Pour augmenter le nombre de vaches, nous devons avoir davantage de veaux, car ce sont eux qui produisent le plus’’, a-t-il expliqué.
’’ Nous estimons que nous avons suffisamment de veaux et que nous pouvons les inséminer avec le sperme de nos taureaux. Nous disposons d’un lieu spécial à Songa que les passants peuvent visiter. Nous avions six taureaux, nous en avons fait venir 10 et nous prévoyons d’en faire venir 20 de plus cette année, afin de pouvoir obtenir les doses de sperme suffisantes dont nous avons besoin’’, a-t-il poursuivi.
Le ministre Ndabamenye a expliqué que ce sperme doit être conservé d’une manière particulière pour éviter qu’il ne soit endommagé ou gaspillé.
’’ Ce sperme doit donc être conservé à l’aide de la technologie de l’azote liquide. Nous avons également prévu d’augmenter le nombre de machines produisant de l’azote pour la conservation du sperme, afin de pouvoir en produire davantage’’, a-t-il éclairci.

Il a renchéri en indiquant que pour augmenter la quantité d’azote nécessaire à la conservation et au transport du sperme, la construction d’une troisième nouvelle usine est prévue à Kayonza avant la fin de cette année 2026.
Il a expliqué que ce projet s’accompagnera d’une formation des vétérinaires, afin qu’au moins 1.500 d’entre eux soient formés à l’insémination professionnelle.
Outre les bovins, il existe actuellement sept sites où du sperme de porc est utilisé pour l’insémination. Des drones équipés de matériel adéquat sont utilisés pour livrer le sperme aux éleveurs afin d’éviter qu’il ne se détériore pas, car sa durée de conservation est courte.
Depuis ces derniers temps, le Rwanda intensifie son programme d’insémination artificielle, notamment en élevage bovin, pour améliorer la génétique du cheptel, augmenter la production laitière et de viande, mais aussi réduire la dépendance aux importations.
Ce renforcement inclut la formation de vétérinaires, l’acquisition d’équipements modernes, et l’utilisation de drones pour livrer des kits d’insémination, atteignant des milliers de vaches dans plusieurs districts du pays.
Vital Ndayambaje




































































