Le président du Burundi Evariste Ndayishimiye a encore une fois accusé à tort le Rwanda de soutenir le mouvement rebelle burundais de RED Tabara. Le Rwanda avait démenti vendredi de telles allégations, mais son voisin semble avoir choisi la voie de la confrontation.
Le président du Burundi Evariste Ndayishimiye a encore une fois pointé du doigt son homologue rwandais, Paul Kagame, l’accusant faussement de fournir refuge, financement, formation et protection au groupe armé Red Tabara. Il attribue à ce groupe l’attaque meurtrière ayant causé la mort de 20 personnes à Gatumba, la veille de Noël 2023.
Le président Ndayishimiye a repris ces accusations lors de son message du nouvel an à la Nation. Il avait formulé de telles accusations vendredi lors de son émission publique.
A ces accusations, le gouvernement rwandais a rapidement réagi, rejetant catégoriquement les propos du Président Ndayishimiye. Il a souligné que le Rwanda n’entretenait aucun lien avec des groupes armés burundais.
La porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a recommandé au gouvernement burundais d’utiliser des canaux diplomatiques pour permettre aux deux parties d’aplanir le différend.
La reprise des accusations contre le Rwanda en moins d’une semaine apparait comme un refus de saisir la main tendue par le gouvernement rwandais.
Le Rwanda, en tant que pays, n’est pas vraiment intéressé par les petits poissons (Ndagala) et le poisson ”Mukeke” du lac Tanganyika. Par ailleurs, ils n’ont jamais été offerts aux Rwandais gratuitement. Les relations bilatérales entre deux pays voisins ne peuvent se limiter qu’à cela.
Le Rwanda et le Burundi sont voisins. Ils le resteront. Ils sont de la même organisation sous régionale (EAC) vers l’intégration africaine. Le train est déjà en marche. Il ne peut pas faire marche arrière.
Ce n’est pas le Burundi qui tirerait moins de profits à travers de bons rapports avec le Rwanda. Avec une rupture des relations bilatérales entre les deux pays, le Burundi pourrait être le grand perdant.
La décision du Chef de l’Etat burundais, Evariste Ndayishimiye, de réaccuser le Rwanda dans son discours de nouvel an, semble révéler le choix de sa politique avec le Rwanda. La confrontation est à l’ordre du jour. Chasser le naturel, il revient au galop.
Vital Ndayambaje




































































