Le gouvernement rwandais vient de lancer officiellement sa stratégie de financement pour le climat et la nature (CNFS). C’est un cadre global conçu pour accélérer les investissements dans l’action climatique et la conservation de la nature au Rwanda.
Lors d’un événement ad hoc organisé à Kigali, il a été expliqué que cette stratégie vise à positionner le Rwanda en tant que leader du développement durable. Pour y arriver, il devra faire progresser la résilience climatique et la préservation de l’environnement.
Selon la secrétaire d’Etat chargée de l’investissement et de la mobilisation des ressources au ministère des finances et de la planification économique, Mutesi Linda Rusagara, le Rwanda reconnaît que la résilience climatique et la conservation de la nature sont les deux faces d’une même pièce.

” En rassemblant les ressources publiques, privées et internationales, nous débloquerons des investissements qui protègent à la fois notre environnement et les moyens de subsistance de notre population’’, a-t-elle ajouté.
La secrétaire d’Etat, Mutesi Linda Rusagara, a souligné l’urgence de mobiliser les ressources nationales et internationales pour faire face à la double crise du changement climatique et de la perte de biodiversité.
De son côté, Jochen Saleth, représentant de KfW au Rwanda, l’un des partenaires de ce projet, a souligné que le Rwanda est déjà un chef de file dans la mobilisation du financement pour le climat et la nature. Selon lui, il tire efficacement parti des fonds fiduciaires mondiaux pour le climat et des ressources bilatérales pour le secteur de l’environnement.

La mise en œuvre de la CNFS permettra, a-t-il dit, d’accélérer l’intégration des considérations relatives au climat et à la nature dans les efforts traditionnels de financement et de planification économique, afin de promouvoir le développement durable et la conservation de la biodiversité et des services écosystémiques uniques du Rwanda.
” Cette stratégie donnera la priorité aux investissements durables et résistants au climat. Elle soutiendra aussi les structures financières innovantes et le financement du secteur privé pour renforcer l’action climatique et conserver la biodiversité du Rwanda et les services écosystémiques dont tant de Rwandais dépendent’’ a-t-il expliqué.
Comme il a été expliqué lors de cette réunion, la stratégie lancée vise à augmenter considérablement les flux financiers pour les projets liés au climat et à la nature. C’est en tirant parti d’un ensemble de sources de financement publiques, privées et internationales.
Cela inclut des instruments innovants tels que les obligations vertes, les marchés du carbone, les crédits de biodiversité et les financements mixtes.

Le secteur privé sollicité
Le secteur privé rwandais devrait jouer un rôle clé dans la réalisation des objectifs de la stratégie par le biais de partenariats public-privé (PPP), d’incitations aux investissements durables et de la création d’emplois verts dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie et l’infrastructure.
L’un des principaux objectifs de la stratégie est de promouvoir des solutions fondées sur la nature. C‘est notamment la restauration des écosystèmes, l’utilisation durable des terres et les initiatives de conservation.
Ces efforts permettront non seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi d’améliorer la biodiversité, la sécurité de l’eau et la résistance aux catastrophes.
Le Rwanda s’est fixé des objectifs ambitieux pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 tout en promouvant la conservation de la biodiversité et le développement économique durable.
La stratégie de financement pour le climat et la nature servira de modèle pour mobiliser les ressources financières nécessaires à la réalisation de ces objectifs.
Vital Ndayambaje




































































