Les délégués venus des pays de l’Afrique orientale et australe se réunissent à Kigali dans une réunion consultative sur la protection des droits de l’enfant. Pour la ministre rwandaise en charge de la famille, la protection de l’enfant doit être une priorité.
La ministre du genre et de la promotion de la famille, Dr. Valentine Uwamariya, a demandé aux pays concernés de faire la protection des enfants l’une de leurs priorités.
” La protection des droits de l’enfant doit primer. L’enfant a droit à une bonne nutrition, à l’affection, aux soins de santé, à l’éducation et à un bon entourage de sécurité. Les pays représentés dans cette réunion doivent insérer dans leurs politiques la protection des enfants parmi les priorités,” a insisté la ministre Uwamariya.

Elle ajouté que l’investissement dans la protection des enfants constitue une garantie sans faille pour le meilleur avenir de tout pays.
La ministre Uwamariya a demandé que ces assises de Kigali servent d’une meilleure plateforme d’échange d’idée et d’expériences sur l’élaboration d’un instrument solide et efficace pouvant servir dans les politiques de protection des droits des enfants.
Dans une recherche restituée par Linda Ritcher de l’Université de Watersrand, la situation des enfants des pays de l’Afrique orientale et australe est alarmante.
” Le taux de mortalité infantile est élevé dans cette région plus qu’ailleurs dans le monde. Il est à 54% pour les enfants de moins de 5 ans. Par ailleurs 43% des enfants de moins de 5 ans n’atteignent pas leur développement potentiel. Cela est dû à l’extrême pauvreté et aux conflits armés qui sèment la misère et la désolation au sein de la population,” a déclaré Linda Ritcher.

Elle a demandé que la réunion de Kigali puisse revoir certains mécanismes pouvant redresser cette situation.
Pendant 4 jours, les délégués vont discuter de la disponibilité et de l’intégration des données aux niveaux national et régional. De la manière aussi dont les informations disponibles sont utilisées pour renforcer la mise en œuvre du programme de protection des enfants.
Ils devront également se convenir d’actions prioritaires pour faire progresser la mesure des données relatives au développement de la petite enfance au niveau national, ainsi que le rôle de soutien des entités régionales et mondiales.
Il s’agit aussi d’échanger des expériences et de rationaliser les efforts. Ils cherchent à se convenir de la manière d’assurer que les données pertinentes soient saisies et utilisées, pour renforcer les politiques et les services de la protection de enfants.

C’est une réunion régionale sur la mesure du développement de la petite enfance en Afrique orientale et australe. Elle doit faire le point sur les outils de mesure et les indicateurs disponibles pour le développement de la petite enfance.
Les participants à cette réunion viennent du Burundi, de la Tanzanie, de l’Ouganda, du Kenya, de l’Ethiopie, de l’Erythrée, de la Namibie, de la Zambie, du Botswana, de l’Afrique du sud, du Madagascar, des Comores, de l’Angola et du Rwanda, pays hôte.
Elle a été organisée par le gouvernement rwandais en collaboration avec l’UNICEF, l’OMS et le groupe de la Banque Mondiale.
Vital Ndayambaje




































































