Les enseignants de Kigali et ses environs ont construit des robots après une formation de quelques jours en Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STEM). Les connaissances acquises serviront à concrétiser les sciences dans leurs classes respectives.
Quelques 40 enseignants de certaines écoles de Kigali et des districts environnants, à partir des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques, ont produit un mini robot capable de calculer l’indice de masse corporelle. Il peut aussi donner une classification et une décision en matière de santé en fonction du poids et de la taille de l’individu.
Ces enseignants ont pu également expérimenter la physique et ses applications. Ainsi ils ont construit une maisonnette intelligente équipée d’une porte automatique, alarme automatique et d’une lampe automatique, parmi tant d’autres.

“Nous avons fait des applications sur la vie de tous les jours,” affirme Gabrielle Umuhuza, enseignante au Groupe Scolaire de Kigembe, dans le district de Kamonyi. “En usant de la codification, nous pourrons résoudre certains problèmes en classe,” dit Umuhuza.
Selon Jean Damascène Nsengiyumva, enseignant à l’école primaire de Rusisiro, dans le secteur Mushya, du district de Rwamagana, la formation va servir à concrétiser les sciences en classe. Ces enseignants espèrent que les enfants n’auront plus peur des sciences. Au contraire, ils pourront en être passionnés.
Selon le Secrétaire général de la Commission Nationale Rwandaise pour l’Unesco, Albert Mutesa, les STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) sont essentiels pour relever les nombreux défis auxquels le monde est confronté aujourd’hui. Et cela nécessite de l’ Ingénierie pour un changement transformationnel. Et pour réaliser cela, les enseignants doivent être attirés dans le domaine de l’Ingénierie.

Nécessité d’accompagner ces enseignants
Dans leurs recommandations, les enseignants ont relevé l’insuffisance du temps imparti à cet apprentissage. Le directeur de “Creativite Lab” hôte de cette formation, leur a offert l’espace pour améliorer leurs projets et leurs connaissances.
Pour le directeur académique de l’Institut Africain des Sciences Mathématiques (AIMS), Dr Blaise Tchapnda, s’ils continuent à pratiquer les compétences apprises en technologie, ils iront plus loin. “Nous sommes prêts à les accompagner pour qu’ils n’oublient pas ce qu’ils viennent d’apprendre,” a révélé Dr Blaise Tchapnda.
En vue d’augmenter la motivation de ces enseignants, le chef du projet à l’Association pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA-Rwanda), Sylvain Mudahinyuka, leur a promis de les inviter à partager leur expérience à la prochaine rencontre africaine de l’ADEA.

De telles formations ne manqueront pas de contribuer au processus de changement radical de l’éducation rwandaise. Le Secrétaire général de la Commission Nationale Rwandaise pour l’Unesco, Albert Mutesa, promet la poursuite de cette initiative dans d’autres districts du pays.
Chaque fois quelques enseignants capables de former à leur tour d’autres de la même entité administrative seront ciblés.
Gérard Rugambwa




































































