La gestion durable des plastiques à usage unique sera désormais un moyen de générer des revenus pour la population. C’est une confirmation de la ministre de l’environnement, Dr Jeanne d’arc Mujawamariya, lors du lancement officiel du projet dénommé “la gestion durable des plastiques à usage unique pour 2021-2025.”
Ce projet a été initié conjointement par la Fédération du Secteur Privé (FSP), l’Autorité rwandaise de gestion de l’environnement (REMA) et le ministère de l’environnement.
Selon les officiels qui ont procédé à la cérémonie du lancement, l’objectif principal du projet est d’établir un mécanisme bien élaboré de recyclage de ces plastiques à usage unique. Cela va donner lieu aux opportunités qui vont générer des revenus à la population.
Dr Jeanne d’Arc Mujawamariya, ministre de l’environnement, affirme que ce projet de la gestion durable des plastiques à usage unique vient en premier lieu pour la protection de l’environnement mais aussi comme générateur de revenus.

“Ce projet n’est pas initié pour juste protéger l’environnement seulement. mais aussi pour créer beaucoup d’emplois,” indique-t-elle. Il existe dans le pays plusieurs coopératives et associations de jeunes et de femmes travaillant sur la transformation des plastiques en briques de construction, des pavés et autres.
“Quand les plastiques sont dans un endroit inapproprié, c’est un danger pour l’humanité et pour l’environnement,” souligne la ministre Mujawamariya.
C’est un avis partagé par Mbera Olivier, directeur général de la société Enviro Serve. Celle-ci s’occupe de la transformation et du recyclage de divers outils en plastiques ou métaux.
Il déclare que le projet va beaucoup contribuer à éviter les risques auxquels la société rwandaise pourrait faire face dans l’avenir.
Selon lui, le fait que les chercheurs scientifiques ont prouvé que dans certains organes humains il y a des microplastiques, cela constitue un grand danger méritant une attention particulière.

La Fédération du Secteur Privé (FSP) au Rwanda trouve que ce projet pourra aboutir à ses objectifs si chacun s’en approprie. La 1ere vice-présidente de FSP, Jeanne Françoise Mubiligi, appelle tous les acteurs privés à bien s’en approprier.
“Ca nous concerne tous, à travers les problèmes de changement climatique et autres,” affirme-t-elle. “En tant que secteur privé nous devons également y apporter des innovations pour voir comment le recyclage doit être fait pour le bien de la société,” ajoute- t-elle.
Elle précise également que le projet va sans doute changer la situation économique de plusieurs personnes.
“Ceux qui feront la collecte et ceux qui vont transporter ces déchets plastiques bénéficieront de l’argent, tous ceux qui vont contribuer à tout le processus de recyclage seront payés. Le produit fini sera aussi acheté. C’est juste une continuité d’affaires qui va profiter à beaucoup de gens,” explique la 1ere vice-présidente de la PSF, Jeanne Françoise Mubiligi.
L’exécution du projet prendra fin en 2025. Son succès va énormément contribuer à l’atteinte des objectifs que le gouvernement rwandais s’est fixés, dans la protection de l’environnement.
Florent Ndutiye




































































