Le gouvernement rwandais est parvenu à un accord au niveau des services avec le Fonds Monétaire International (FMI) concernant un programme de prêt de 185 millions de DTS (environ 250 millions de dollars) pendant 38 mois dans le cadre de la Facilité de crédit élargie (FCE).
Cet accord, d’un montant de 185 millions de DTS (environ 250 millions de dollars), va être soumis à la direction du FMI et à son Conseil d’administration pour approbation finale, prévue en juin 2026.
Il soutiendra les efforts du Rwanda pour maintenir la dynamique des réformes, gérer l’économie avec prudence, reconstituer les réserves financières et faire face à l’impact de la guerre au Moyen-Orient.
” Nous nous réjouissons des progrès réalisés dans le cadre du programme FCE, qui atténuera l’impact de la guerre du Golfe et la baisse de l’aide budgétaire tout en soutenant la croissance, les ambitions d’investissement et la transformation structurelle du Rwanda,” a déclaré Yusuf Murangwa, ministre des Finances et de la planification économique.
Le gouvernement rwandais apprécie la coopération et les discussions franches de l’équipe du FMI. Le Rwanda reste déterminé à renforcer les fondements de sa politique et à faire progresser son programme de réforme et de développement.

” Le gouvernement reste déterminé à mettre en œuvre les réformes prévues dans le cadre de ce programme afin de protéger les Rwandais contre les chocs extérieurs tout en bâtissant une économie plus forte et plus autonome”, a ajouté le ministre Murangwa.
Une croissante économique soutenue
L’économie rwandaise a connu une croissance de 9,4 % en 2025, bien supérieure aux prévisions. L’inflation a atteint 9,2 % en février 2026, dépassant l’objectif de la banque centrale.
” L’économie rwandaise reste résiliente et a connu une forte croissance en 2025, mais la guerre prolongée au Moyen-Orient et le resserrement des conditions de financement pourraient exercer une pression sur l’inflation, la balance extérieure et la dette,” a indiqué Albert Touna Mama, Chef de la mission du FMI.

La guerre au Moyen-Orient affecte les perspectives économiques du Rwanda. La croissance devrait ralentir pour s’établir à 6,8 % en 2026. L’inflation, les pressions budgétaires et les déficits commerciaux persistent en raison de la hausse des prix mondiaux du pétrole et des engrais provoquée par la guerre, ainsi que du financement de grands investissements stratégiques.
Selon la Gouverneure de la Banque nationale du Rwanda, Soraya Hakuziyaremye, Compte tenu des récentes pressions inflationnistes, la Banque nationale maintiendra une politique monétaire suffisamment restrictive pour ramener l’inflation à son objectif à moyen terme de 5 %. Une plus grande flexibilité du taux de change, soutenue par des adjudications régulières basées sur les prix, aidera le Rwanda à absorber les chocs économiques et à reconstituer ses réserves internationales.
Gérard Rugambwa




































































