Le ministère de l’unité nationale et de l’engagement civique, MINUBUMWE, envisage une formation pour la réintégration sociale des condamnés de crime du génocide. Cela a été annoncé lors des discussions avec la commission parlementaire chargée de l’unité des Rwandais, droits humains et la lutte contre le génocide.
Selon le ministre Dr Bizimana Jean Damascène, ces personnes ont besoin des enseignements qui les aideront à mieux cohabiter avec le reste de la communauté et s’intégrer dans la société après la vie du monde carcéral.
“Même si les prisons ont l’objectif de corriger mais ceux qui ont été emprisonnés pour le crime du génocide ont certainement besoin des informations sur l’état d’avancement du pays, cette formation de réintégration sociale est prévue dans nos programmes”, explique Dr Bizimana.

Selon députée Nyirahirwa Vénéranda, présidente de la commission parlementaire chargée de l’unité des Rwandais, droits humains et la lutte contre le génocide, les personnes ayant commis le crime de génocide méritent une réintégration sociale.
“ Certains ne sont même pas réellement corrigés. Ils sont souvent frustrés devant leurs familles respectives après avoir écopé une peine d’emprisonnement, ils ne se sentent pas vraiment bien accueillis,” déclare Nyirahirwa Vénéranda.
“Cette formation civique pourra les aider à mieux s’intégrer dans leurs familles et la société en général,” dit-elle.
“Celui qui sort de prison sera bien préparé mais aussi ceux qui vont l’accueillir dans la famille seront aussi bien préparés pour qu’ils puissent l’intégrer. Ceci va également l’aider à mieux connaître les programmes de l’Etat”, ajoute- t-elle.
Les agents du ministère travaillent actuellement sur la politique du ministère, une fois qu’elle sera terminée, avec les instances habilitées, ils vont procéder à l’amendement de la loi pour l’adapter à la mission et attributions du ministère.
Florent Ndutiye




































































