Le chef de l’Etat Paul Kagame a reçu en audience Cheick Camara, vice-président et directeur de la division Afrique de la société américaine de services informatiques ”Service Now”. Les discussions ont porté sur l’exploitation de l’Intelligence Artificielle (IA) pour la promotion du travail numérique.
Le chef de l’Etat Paul Kagame, Cheick Camara et sa délégation se sont rencontrés en marge de BAL5. Ils ont discuté des possibilités d’étendre l’utilisation et l’application de l’intelligence artificielle dans divers secteurs au Rwanda.
En 2023, le Rwanda a lancé sa stratégie nationale de l’IA. Depuis lors, le pays multiplie les initiatives pour tirer profit au maximum de cette technologie.

Le Rwanda mise sur l’intelligence artificielle (IA) pour soutenir sa transformation numérique. Les autorités comptent faire développer 50 applications d’IA dans divers secteurs d’ici quatre ans.
Le but est de stimuler l’innovation, améliorer les services publics et favoriser la croissance économique.
Dans le détail, cette décision a pour objectif de relever les défis locaux, tels que l’amélioration des services de santé, l’optimisation de la productivité agricole, l’amélioration de l’inclusion financière et la rationalisation des opérations gouvernementales grâce à l’automatisation et à la prise de décision basée sur les données.

Selon David Byabagamba, spécialiste de la planification au ministère des TIC et de l’Innovation, les applications de l’IA cibleront des secteurs clés, notamment les soins de santé, l’éducation, l’agriculture, la finance et l’administration publique.
Cette décision intervient alors que le pays cherche à tirer profit de l’IA. En effet, il a mis en place une stratégie nationale de l’IA en 2023 et établi plusieurs partenariats dans ce secteur. C’est notamment avec le Singapour avec lequel un document sur l’intelligence artificielle a été rédigé.
Il faut également souligner que le Rwanda fait partie des meilleurs Etats d’Afrique subsaharienne sur ce segment.

Il a affiché en 2024 un score de 51,25 sur 100 à l’indice de préparation à l’IA, au-dessus de la moyenne d’Afrique subsaharienne qui est de 32,70 sur 100, selon Oxford Insights.
Cependant, bien que ce projet soit prometteur, des défis subsistent, notamment la nécessité de former des professionnels qualifiés en IA et en science des données, d’assurer une infrastructure technologique adéquate et de mettre en place des directives éthiques pour garantir la transparence, l’équité et la confidentialité des données dans les applications d’IA.
Vital Ndayambaje




































































