Le Rwanda a lancé, ce 1er septembre, son année judiciaire 2025-2026. A cette occasion, la présidente de la cour suprême, Domitille Mukantaganzwa, a souligné l’importance de la médiation au sein du système judiciaire rwandais.
La cérémonie de lancement officiel de l’année judiciaire 2025 2026 s’est déroulée au palais du Parlement rwandais. Elle était présidée par Domitille Mukantaganzwa, présidente de la Cour suprême et présidente du Conseil supérieur de la magistrature.
Elle a déclaré que l’année judiciaire qu’on débute va surtout favoriser la médiation dans la résolution des différends et conflits au sein de la population.

’’ La justice rwandaise privilégie désormais la médiation grâce au mécanisme traditionnel d’Abunzi. C’est un mécanisme favorisant la résolution de conflits à l’amiable, tout en renforçant l’unité communautaire et la cohésion sociale’’, a-t-elle déclaré.
Elle a expliqué que l’objectif de ce système consiste à trouver un compromis entre les parties en conflit, encourager un règlement rapide, le tout dans le respect des valeurs culturelles rwandaises.
’’ Cette approche est moins coûteuse et contribue à réduire le nombre de dossiers portés devant les tribunaux’’, a-t-elle explicité.

Elle a saisi l’occasion pour demander à la population de ne pas hésiter à opter pour cette voie de médiation car elle comporte beaucoup d’intérêts.
La présidente de la Cour Suprême, Domitille Mukantaganzwa, a rappelé que la justice doit favoriser l’accès à la justice pour tous, la lutte contre la corruption et la promotion des droits de l’homme.
Le président du barreau des avocats du Rwanda, Me Moïse Nkundabarashi a également loué l’approche de la médiation dans la résolution des conflits. Il a déclaré qu’au cours de l’année écoulée, l’association s’était efforcée de servir de médiateur dans les litiges qui opposent souvent les avocats à leurs clients.

’’ Nous sommes heureux que 88 litiges aient été résolus à l’amiable, ce qui s’inscrit dans le cadre du plan du gouvernement visant à éviter que toutes ces personnes ne se retrouvent devant les tribunaux, alourdissant ainsi l’arriéré judiciaire’’, s’est-il réjoui.
De son côté, le ministre de la justice et mandataire général de l’Etat, Dr. Emmanuel Ugirashebuja, a réaffirmé l’engagement des instances judiciaires à servir avec intégrité, équité et efficacité, tout en travaillant en collaboration pour améliorer l’accès à la justice et la confiance du public.
Il a en outre affirmé l’engagement de la justice à accroître l’utilisation de la technologie dans les tribunaux.

’’ Les systèmes intégrés de gestion et de suivi, tels que le Système Intégré de Gestion Electronique des Dossiers et le Système de Gestion de la Performance Judiciaire, seront davantage développés pour améliorer l’efficacité et la transparence des opérations judiciaires’’, a insisté le ministre Ugirashebuja.
Le lancement de l’année judiciaire 2025-2026 a vu la participation des acteurs du système judiciaire du Rwanda. Il s’agit des représentants des institutions judiciaires, des professionnels du droit, des membres du gouvernement et d’autres invités impliqués d’une manière ou d’une autre dans la justice.
C’est une cérémonie de routine prévue par la loi, et organisée chaque année. Elle permet de montrer les activités judiciaires réalisées au cours de l’année précédente et les priorités pour l’année à venir.
Vital Ndayambaje




































































