A l’hôpital de Ngarama, dans le district de Gatsibo, Monique Nyirandikubwimana, fait soigner son mari. Les examens cliniques lui ont valu un transfert à l’hôpital militaire de Kanombe pour des examens supplémentaires. Les résultats ont montré qu’il souffrait de la rate.
Monique habitant à Nyagatare, secteur Mukama, cellule Bufunda, village Bufunda a été agréablement surprise pour le service de qualité dont son mari continue de bénéficier. L’hôpital de Ngarama a mis à leur disposition une ambulance et un médecin pour les accompagner jusqu’à Kigali. Ils sont revenus à Ngarama dans la même ambulance.

” Il y a un suivi médical dans cet hôpital de Ngarama. Et les soins sont donnés dans un bel hôpital de quatre niveaux. Il y a des salles pour les femmes, des salles pour les hommes et d’autres pour les enfants. L’eau et les douches sont disponibles… C’est un hôpital moderne,” déclare-t-elle. ” Je n’ai aucun doute, mon mari sera guéri,” dit-elle.
L’ancien hôpital construit en 1982 n’était pas en étage. Il était bien usé, inadapté aux services de qualité recherchés pour tout patient.
” Il y avait un besoin d’extension et de reconstruction pour répondre aux besoins des patients, mais également pour l’équiper d’une nouvelle technologie dans l’octroi des soins,” indique Frank Ngoga, coordinateur du projet Jya Mbere du MINEMA ayant déboursé les fonds sur financement de la Banque mondiale.

” Lorsque les travaux de construction et d’équipements en matériel médical pour la seconde phase toucheront à leur fin, les malades n’auront plus besoin de se rendre plus loin de leur district à la recherche des soins de santé,” révèle Frank Ngoga.
Les travaux pour la seconde phase iront jusqu’au mois d’octobre. Les bénéficiaires de ce projet sont les réfugiés congolais de Nyabiheke et la communauté d’accueil résidant dans les secteurs et les districts environnants.
Pour les deux phases, le budget sera compris entre 15 et 16 milliards de francs rwandais.

Selon le directeur général de l’hôpital de Ngarama, Dr. Jean Bosco Nzambimana, une fois tous les travaux de construction achevés et tout l’équipement déjà installé, il ne manquera plus aucun service, y compris le service des soins intensifs.
Pour le moment, le premier bâtiment destiné aux services de pédiatrie, maternité et néonatologie abrite provisoirement aussi la médecine interne et le service des consultations externes.
Le bâtiment de la seconde phase, plus grand, abritera le reste des services nécessaires dans un hôpital. La capacité d’accueil totale de l’hôpital de Ngarama sera de 300 lits.

Modernisation de l’hôpital de Kirehe
Le projet Jya Mbere a ciblé également l’hôpital de Kirehe servant les réfugiés du camp de Mahama, la communauté d’accueil, voire même des patients en provenance des pays voisins tels que le Burundi et la Tanzanie. Cette infrastructure sanitaire vient de bénéficier d’un bloc opératoire pour mieux servir les malades.
” La construction de ce bloc, avec 4 salles d’opérations, a permis de réduire sensiblement la pression des patients à l’hôpital. La qualité des soins a été également améliorée car ce ne sont pas seulement les infrastructures qui ont été offertes à l’hôpital, il y a également le matériel médical,” indique le maire de Kirehe Bruno Rangira.

Dr. Muhire Casimir, directeur général adjoint de cet hôpital de district, confirme qu’en plus des services de pédiatrie, maternité, médecine interne, il y a aujourd’hui l’anesthésie et la chirurgie.
” Le matériel reçu dans le cadre du projet Jya Mbere comporte des lits modernes, des moniteurs médicaux pour surveiller en temps réel les paramètres vitaux d’un patient, des machines d’anesthésie, et d’autres matériels.
Les malades en sont heureux car ils ne doivent plus se rendre loin de leur district à la recherche des services médicaux. Pour les questions de pathologie osseuse par exemple, un malade devait attendre un transfert vers Kigali, ou ailleurs comme dans le district de Ngoma. Cela ne se fait plus, comme en témoigne Vincent Mbonigaba, un patient résidant dans le secteur Nyamugari, cellule Kiyanzi, village de Kigarama.

L’appui de MINEMA, à travers Jya Mbere, a été obtenu car l’hôpital de Kirehe accueillait un nombre beaucoup plus important de malades avec des infrastructures insuffisantes. Ainsi certains services comme celui de chirurgie n’étaient pas obtenus à l’hôpital de Kirehe. L’on devait effectuer des transferts. Certains pouvaient en mourir ou ne guérissaient pas par manque d’une opération chirurgicale.
Les services qui manquaient à l’hôpital de Kirehe sont obtenus en temps opportun. La liste d’attente est aujourd’hui moins longue qu’avant la construction du bloc opératoire.

A l’hôpital de Kirehe, après le bloc opératoire, l’on a entamé les travaux de construction d’une maternité. Le budget prévu est de 1,5 milliard de francs rwandais. La première phase du projet a coûté 9,5 milliards de francs rwandais, selon l’ingénieur Théoneste Dusenayo.
La deuxième Stratégie Nationale de Transformation (NST2) en matière de santé vise, entre autres, à améliorer l’accès et la qualité des services de santé, développer l’Infrastructure sanitaire et l’équiper. Cela se concrétise à Kirehe et à Ngarama.
Gérard Rugambwa




































































