Gisèle Nyiraberwa est une réfugiée de nationalité congolaise. Elle a bénéficié d’un appui du projet” Jya Mbere” dans ses inititiaves pour survivre. A l’heure qu’il est, elle n’est plus dans une situation de vulnérabilité. Elle est propriétaire d’une maison de 9 millions.
Cette femme Congolaise de 36 ans, ses 5 enfants et son mari sont sortis de la vulnérabilité grâce au projet “Jya Mbere” (ou progresse) du ministère en charge de la gestion des urgences (MINEMA).
Elle a lancé un projet de vente des habits de seconde main avec l’objectif de” trouver des pommes de terre” pour ses enfants. Elle avait un capital de 250.000 Frws.

Plus tard, elle a été encouragée par le projet “Jya Mbere” à solliciter un crédit de 1,5 million de francs rwandais. Après avoir remboursé ce montant, elle a bénéficié de 3 millions.
” Le Projet ‘Jya Mbere’ nous aide à rembourser car elle contribue en raison de 50%,” explique-t-elle.” Cela a renforcé mon capital. Ainsi mon business est devenu plus important qu’au départ,” témoigne-t-elle.
” Jya Mbere est une mère qui allaite son bébé,” compare-t-elle ce projet à une maman aidant sa progéniture avec amour et générosité à se développer.
Les conditions de vie se sont améliorées

Gisèle Nyiraberwa peut facilement enregistrer des recettes s’élèvant à 200. 000 frws par jour, selon ses dires. Elle paye 15.000 frws de taxes et 400 frws pour l’hygiène chaque mois.
Elle a acheté pour sa famille une maison d’une valeur de 9 millions de frws. On est en train de lui proposer 13 millions pour qu’elle la cède. Cette habitation est située dans le district de Nyamagabe, secteur Kigeme, cellule Kigeme, village Gasaka. Elle ne vit plus dans le camp des réfugiés.
Elle fait travailler trois personnes. Une réfugiée congolaise et une Rwandaise qui l’aident dans son business, en plus de son mari. Celui-ci a préféré travailler aux côtés de sa femme car il a trouvé que ce business était rentable. A la maison, Nyiraberwa a également une bonne qui s’occupe des travaux de ménage.

Sa famille se nourrit et satisfait à ses besoins. Elle n’est plus dans les conditions d’être assistée par le “UNHCR.” L’appui de” Jya Mbere” lui a permis de sortir de la dépendance.
Nyiraberwa souhaite acquérir la nationalité rwandaise
Face à l’insécurité qui prévaut dans son pays, elle préfère devenir rwandaise pour continuer à prospérer.” Personne ne peut souhaiter rester réfugié, mais aujourd’hui je préfère devenir Rwandaise car dans mon pays la situation est toujours imprévisible,” dit-elle.
Cette femme s’est exilée au Rwanda en 2012 en provenance de Masisi au Nord Kivu. Elle a obtenu le statut de réfugié. Elle a été installée dans le camp des réfugiées de Kigeme, dans le district de Nyamagabe, province du Sud.

Après plus de 10 ans en situation d’exile, les conditions socio-économiques ont complétement changé. Cette famille n’est pas la seule. Il y a en d’autres qui peuvent s’autosuffire.
Le Ministère en charge de la gestion des urgences (MINEMA) et le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ont adopté une stratégie conjointe pour l’inclusion des réfugiés et de la communauté d’accueil pour une période de 2021 à 2024. Parmi les secteurs visés par cette stratégie se trouve le business.
Gérard Rugambwa




































































