Le Premier ministre rwandais, Dr Edouard Ngirente, en compagnie de Hailemarian Desalegn, ancien Premier ministre Ethiopien, a inauguré l’éco-parc Nyandungu, une zone humide restaurée et réaffectée à la conservation.
Au moment où s’ouvre à Kigali le Congrès des aires protégées d’Afrique de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), le Premier Ministre rwandais, Dr Edouard Ngirente, a saisi cette opportunité pour inaugurer officiellement l’éco-parc Nyandungu aménagé sur 120 hectares.
D’une zone humide dégradée, Nyandungu est devenu un éco-parc éducatif et récréatif au cœur de la capitale rwandaise.
Selon Juliet Kabera, directrice générale de l’Autorité Rwandaise de Gestion de l’Environnement (REMA), la zone humide de Nyandungu représente la valeur de la restauration des écosystèmes urbains. Il servira de modèle pour d’autres zones humides à Kigali et dans tout le pays.
« Les zones humides urbaines jouent un rôle essentiel dans la prévention des inondations, la lutte contre la pollution et abritent une biodiversité unique, » a-t-elle montré.

« Face aux impacts du changement climatique, les zones humides seront un allié clé pour protéger les vies et les moyens de subsistance, » a-t-elle déclaré.
Sur les 120 hectares de l’éco-parc Nyandungu, on remarque une zone humide occupant 70 hectares et une forêt s’étendant sur 50 hectares. L’on y trouve plus de 62 espèces végétales locales et plus de 100 espèces d’oiseaux.
« La restauration de la zone humide de Nyandungu en un parc d’écotourisme est un exemple des efforts et de l’engagement du Rwanda en faveur de la protection de l’environnement, en particulier pour la conservation des écosystèmes des zones humides ainsi que l’écotourisme, » a déclaré Zephanie Niyonkuru, directeur général adjoint de l’Office rwandais de développement (RDB).
Ce projet de 4,5 milliards de francs rwandais a permis de restaurer des habitats essentiels, notamment une forêt de figuiers indigènes et la zone humide elle-même. Il a également permis de réhabiliter des cours d’eau et des étangs pour atténuer les inondations et des roselières pour réduire la pollution.

L’initiative, qui a duré six ans (2016-2022), a permis de restaurer l’écosystème de la zone humide de Nyandungu et de promouvoir la gestion durable des ressources naturelles.
La zone humide dispose désormais d’un jardin médicinal, un jardin du Pape, cinq bassins de captage, trois étangs de récréation, un centre d’information, un restaurant ainsi que 10 km d’allées et de pistes cyclables. Il y a également des zones d’observation et d’aires de pique-nique.
La restauration de la zone humide et la création d’un parc d’éco-tourisme ont été financées par le Fonds vert du Rwanda (FONERWA) avec le soutien du gouvernement britannique, du gouvernement italien par le biais du ministère de la Transition écologique et du Programme des Nations unies pour l’environnement.
Gérard Rugambwa




































































