Les six villes secondaires au Rwanda sont en train de contribuer à un développement plus rapide. Les différentes interventions lors du Forum organisé virtuellement par l’Institut de Recherche et d’analyse des politiques du Rwanda (IPAR) l’ont mis en évidence.
IPAR-Rwanda en partenariat avec PASGR, un centre régional pour l’élaboration des politiques basées sur des preuves, met en œuvre un projet de recherche intitulé « UTAFITI sera » signifiant politique de recherche sur la gouvernance locale. Pour le moment, il s’agit d’une recherche sur les villes secondaires du Rwanda.
« Nous avons maintenant les villes secondaires où nous pouvons considérer que l’urbanisation est un élément essentiel pour le développement de notre pays, » déclare Dr Jean Baptiste Nsengiyumva, chercheur principal à l’IPAR-Rwanda.
Les partenaires ayant participé au Forum sont unanimes : la mise en place de six villes secondaires à savoir Nyagatare, Muhanga, Huye, Rusizi, Rubavu et Musanze a permis de créer des pôles de développement.
En effet, avec l’urbanisation les conditions de vie de la population s’améliorent à plusieurs points de vue. L’on a vu des écoles et des logements décents pousser comme des champignons. Les sources d’énergie sont diversifiées, la création d’emplois et la génération des revenus sont plus importantes, les infrastructures sanitaires, le transport et la circulation, la distribution d’eau potable, la construction des routes, l’art et la culture, tout s’améliore.
Dans le district de Nyagatare, par exemple, les routes en macadam ont été construites avec l’installation de l’éclairage public, selon Wilson Mwesigye, directeur en charge des infrastructures au niveau dudit district.
A Huye, Musafiri Jean Pierre, directeur des infrastructures, cite la construction de plusieurs kilomètres de routes avec un impact positif sur l’investissement. « Le secteur privé est intervenu pour construire des complexes commerciaux, » témoigne Musafiri. Les écoles aussi ne sont pas en reste. « Huye a atteint son image de marque en tant que ville d’éducation, » affirme-t-il.
Le Rwanda est l’un des pays les moins urbanisés du monde (18,4%). Cependant il a la plus forte densité de la population en Afrique (415 hab/km2) et un taux moyen d’urbanisation de 4,5% par an.
Le ministère de l’infrastructure s’est engagé à faciliter et à promouvoir l’urbanisation. D’ici 2024, 35% de la population devront vivre dans des zones urbaines. Et en 2050, elle aura atteint 70 % à habiter les villes, selon Vincent Rwigamba, Directeur de la Division de la planification et du développement urbains de l’Office rwandais des logements.
Cette politique d’urbanisation a été adoptée à bon escient. « Toute politique adoptée sert à résoudre un problème de la population, » affirme Dr Steve Ouma Akoth, directeur exécutif du PASGR, partenaire de l’IPAR. Et la politique des villes secondaires doit répondre aux problèmes de gouvernance urbaine au Rwanda.
Gérard Rugambwa




































































