Le gouvernement rwandais vient de décider d’injecter un appui de 150 millions de dollars au secteur privé. Le soutien total s’élève à 350 millions de dollars pendant cette période de crise sanitaire . Le but est redynamiser les entreprises affectées par les conséquences de covid-19.
Le Premier Ministre (PM) rwandais, Dr Edouard Ngirente, a annoncé ce mercredi 16 mars au cours d’une conférence de presse, un appui supplémentaire de 150 millions de dollars en faveur du secteur privé. Ainsi l’intervention de l’Etat pendant la période de covid-19 s’élève au total à un montant de 350 millions de dollars.
Ce montant servira à appuyer le secteur touristique, l’industrie hôtelière et le transport des biens et des personnes. 100 millions de dollars y seront affectés pour les accompagner.
Les nouvelles entreprises se partageront 50 millions.de dollars restant. Ce financement vient s’ajouter à 200 millions de dollars. Ce fond a permis de relancer le secteur privé durement frappé par les conséquences de la crise sanitaire mondiale.
La croissance économique avait atteint 9,1% en 2020 à la veille de la pandémie de covid-19. Après le mois de mars, suite aux confinements et des problèmes dans le commerce international, la croissance est tombée dans le négatif (-3,1%).

Cette mesure salutaire d’appuyer le secteur privé a permis de relever la croissance. Elle a été de 3,5% au premier trimestre 2021, 20,6% au second et 10,1% au troisième.
Selon le ministre des finances et de la planification économique, Dr Uzziel Ndagijimana, les secteurs ayant bénéficié de l’aide sont l’industrie hôtelière, le secteur des transports et celui de l’éducation.
Des subsides dans le secteur agricole donnent des résultats positifs
Les agriculteurs reçoivent des subsides pour se procurer l’engrais chimique à un prix abordable. Ainsi NPK au lieu d’être acheté à 3300 frws, il coute 2802 frws grâce au soutien de l’Etat aux paysans.
La production agricole dans la province de l’Est a baissé à cause de la sècheresse. Les bovins ont manqué de pâturage. Il a fallu introduire un système d’irrigation. La production agricole a pu augmenter de 6%, selon le Premier Ministre, Dr Edouard Ngirente.
On a enregistré une augmentation de 2 % pour les haricots, 23 % pour les maniocs, 8% pour le riz et 29 % pour le blé.
Le Coordinateur de l’action gouvernementale, Dr Ngirente affirme que les produits agricoles sont disponibles dans le pays en quantité suffisante. Tout prix exorbitant ne serait que par pure spéculation. Les prix en hausse concernent les produits importés.
Gérard Rugambwa



































































