Les réfugiés du Camp de Mahama reçoivent gratuitement du gaz pour la cuisson des aliments. Cette initiative du gouvernement, en collaboration avec le Haut Commissariat des Réfugiés (HCR), a permis d’améliorer leur conditions de vie et d’arrêter la destruction de l‘environnement.
Le camp de Mahama, situé au Sud-est du Rwanda, abrite plus de 70.000 réfugiés, principalement des Burundais, des Congolais et des Soudanais. Il a été aménagé en 2015. Quatre ans après, le gouvernement rwandais, en collaboration avec le HCR, a lancé une distribution gratuite de gaz pour aider les réfugiés à préparer la nourriture, mais également pour protéger l’environnement.

” Depuis que les réfugiés utilisent le gaz à la cuisine, la collecte du bois de chauffage ne se fait plus. Les conflits entre réfugiés et la communauté d’accueil se sont arrêtés. Ils étaient essentiellement liés à la destruction de l’environnement,” a déclaré Pasteur Jean Boscco Ukwibishatse, représentant des réfugiés dans le camp de Mahama.
” Le gaz permet de cuire rapidement lorsque l’on peut avoir à manger”, a-t-il ajouté.

Selon le maire de district Kirehe, Bruno Rangira, la distribution du gaz a été un soutien important aux réfugiés. Ce n’était pas une chose aisée pour trouver du bois de chauffage. Certains s’adonnaient à la déforestation car ils n’avaient aucune autre source d’énergie pour préparer la nourriture.
Il faut souligner que la distribution du gaz a été accompagnée par la reforestation pour réparer les dégâts environnementaux causés par les réfugiés.

Le gaz bénéfique
La distribution du gaz se fait une fois les trois semaines. Les familles vulnérables reçoivent chacune une bouteille de 6 litres de gaz pour une durée de trois semaines. Les réfugiés reconnaissent que cette initiative a été salvatrice.
” Avant on allait chercher du bois tout autour du camp. Lorsque notre source d’énergie a commencé à se rarifier, nous avons été contraints de nous approcher de la rivière Akagera. Parfois il pouvait y avoir un accident. Une personne pouvait être emportée par cette rivière servant de frontière naturelle entre le Rwanda et la Tanzanie,” regrette Clémentine Ndayizeye, une jeune femme burundaise.

Elle ajoute que l’on pouvait circuler et rentrer bredouille. Ou alors pendant la saison pluvieuse, l’on pouvait ne pas manger par manque de bois de chauffage.
Selon Nema Bisimwe, une Congolaise venue du Camp de transit de Nkamira, une bouteille de 6 litres pour trois semaines est insuffisante. Elle a une famille de sept personnes. Elle cuit tous les aliments à l’aide du gaz. Elle affirme que le gaz s’épuise en une semaine. A ce moment-là, elle achète le charbon de bois en attendant la prochaine distribution.
Gérard Rugambwa




































































