Après l’annonce de la présence de la fièvre hémorragique de Marburg en Tanzanie, le Centre Biomédical Rwandais (RBC) rassure la population. Les mesures de prévention et de traitement ont été prises.
Le Docteur Edison Rwagasore, chargé de la surveillance épidémiologique au Centre Biomédical Rwandais (RBC), indique que des stratégies préventives ont été arrêtées.
” Comme nous avons fait pour l’Ebola, nous avons des équipes médicales sur toutes nos frontières, où nous dépistons ce virus de Marburg, pour voir s’il y a des gens présentant des symptômes de cette maladie,” révèle-t-il.
”Nos laboratoires sont capables de détecter au plus vite ce virus et ceux de même famille comme l’Ebola. Les résultats sont obtenus en moins de 6 heures,” indique Dr Rwagasore.
Il a saisi l’occasion pour demander à la population de diminuer la fréquentation des zones où le virus de Marburg a été détecté, comme dans la province de Kagera de la Tanzanie. Il a indiqué que cette maladie est très mortelle car tuant plus de 80% de ceux qui l’ont attrapé.
Le docteur Rwagasore a fait savoir que suite à l’expérience laissée par la pandémie de covid-19, le Rwanda se porte bien en matière de prévention et de traitement des maladies pandémiques.

”Nous avons renforcé nos capacités de prévention et de traitement de différentes maladies. Nos médecins ont été bien formés. Nous avons augmenté et formé les animateurs de santé. Et nous avons des hôpitaux pouvant accueillir plus de 100 patients à la fois pour les soins intensifs,” a fait savoir Dr Edison Rwagasore.
Il a ajouté que les symptômes sont une fièvre élevée, de forts maux de tête, les courbatures et un risque de perte de sang à travers différents orifices et cavités du corps.
D’après l’organisation mondiale de la santé (OMS), bien que les virus Marburg et Ebola soient provoqués par deux virus différents, les deux maladies sont similaires sur le plan clinique. Elles sont toutes les deux rares et ont la capacité de provoquer des flambées épidémiques avec un taux de mortalité élevé.
La transmission se fait entre humains et résulte de contacts directs avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou avec des surfaces et des matériaux (par ex. draps ou vêtements) contaminés par ces liquides.
Alors que la Guinée équatoriale a déjà été touchée au mois de février dernier, le 21 mars l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a émis un communiqué dans lequel on apprend que la Tanzanie a enregistré pour la première fois huit cas d’infection au virus de Marburg.
Identifié depuis les années 1960, celui-ci a provoqué plusieurs épidémies depuis et émerge sporadiquement à la faveur de contacts avec la faune sauvage. Comme son cousin Ebola, Marburg provoque une fièvre hémorragique ; son taux de mortalité atteint 88 %.
Vital Ndayambaje




































































