Le ministère de la santé, par le biais de son centre biomédical (RBC), lance une sonnette d’alarme face à la recrudescence du paludisme ou malaria. Selon RBC, cette maladie a redoublé d’incidence dans une période de seulement une année.
Le centre biomédical du Rwanda (RBC) explique que cette recrudescence est liée à plusieurs causes, notamment le changement climatique, la résistance à la maladie et la mutation de l’agent pathogène du paludisme.
Selon lui, depuis le mois de septembre de l’année dernière, jusqu’à ce mois de novembre, les personnes atteintes du paludisme ont passé de 43 à 85 mille.

Le chef du département chargé de lutter contre le paludisme au RBC, Dr. Aimable Mbituyumuremyi précise que cette recrudescence découle de nombreux facteurs.
” Les moustiques ont modifié leur façon de piquer pour se défendre contre les pesticides. Cela pourrait augmenter le risque de paludisme pour les groupes à haut risque’’, a-t-il expliqué.
” L’utilisation de moustiquaires ou de dispositifs enfichables ne se fait que là où les gens dorment. Aujourd’hui, les moustiques peuvent piquer les gens à l’extérieur’’, a-t-il ajouté.

Dr. Mbituyumuremyi a expliqué que devant cet état de fait, les mesures de lutte contre la malaria ont été renforcées.
” Le programme de pulvérisation et d’injection de produits chimiques à l’intérieur et à l’extérieur se poursuit afin de tuer les moustiques et leurs œufs’’, a-t-il dit.
Dr. Mbituyumuremyi a saisi l’occasion pour lancer un appel à la population rwandaise d’être vigilante et de suivre à la lettre les conseils prodigués par le ministère de la santé en matière de lutte contre la malaria.
” Nous avons déjà constaté les signes fondamentaux de l’augmentation du paludisme. Ceci invite tout un chacun à être vigilant et faire sien ce problème de santé communautaire’’, a-t-il insisté.

Selon le docteur Aimable Mbituyumuremyi, le ministère de la santé fait ce qu’il faut pour éradiquer la malaria. C’est notamment, a-t-il dit, se procurer les bons médicaments, former les médecins, faire passer des tests, et faire les pulvérisations anti paludiques dans tous les districts du pays.
L’objectif, a-t-il souligné, est d’éradiquer complètement le paludisme en 2030, conformément au plan national.
Selon ce responsable sanitaire, le Rwanda se joint chaque année au reste du monde pour célébrer la Journée internationale du paludisme. Cela, a-t-il dit, constitue une belle occasion d’examiner les défis à relever et de s’engager à redoubler d’efforts pour que les gens puissent vivre sans paludisme.
Malgré cette recrudescence du paludisme, le Rwanda se félicite d’avoir réussi à réduire de 90 % le nombre de personnes souffrant du paludisme, durant les 5 dernières années.

La malaria ou le paludisme est une maladie qui peut être mortelle, une fois mal traitée. Elle est due à des parasites du genre Plasmodium qui sont transmis par des moustiques de type Anophèles infectés.
Les autorités sanitaires affirment que la maladie du paludisme devient de plus en plus dangereuse pour les personnes, principalement les enfants d’Afrique subsaharienne.
Chaque minute dans le monde, un enfant meurt du paludisme. Les enfants de moins de 5 ans sont les plus touchés.
Vital Ndayambaje




































































