Le Rwanda abrite depuis ce lundi, une session d’atelier régional sur l’Interprétation et la présentation des sites de mémoire associés aux conflits récents. L’objectif principal est de renforcer les capacités des praticiens du patrimoine à développer des outils et des stratégies pour la présentation et l’interprétation de ces sites.
Procédant à l’ouverture de cet atelier régional de formation, le secrétaire permanent au ministère de l’Unité nationale et de l’engagement civique, Eric Mahoro, a déclaré que cette session vise à améliorer la compréhension des principales parties prenantes sur les attributs et les valeurs des sites associés à la mémoire des conflits récents dans le cadre de la Convention du patrimoine mondial.
Eric Mahoro a dit espérer de bons résultats à la fin de cette formation de 5 jours.

” Je ne doute pas que le dernier jour de notre formation, nous aurions atteint les résultats attendus, à savoir la compréhension des concepts généraux et l’importance du patrimoine mondial, de l’interprétation et de la présentation, en particulier dans le contexte des sites de mémoire’’, a-t-il déclaré.
Il a ajouté que les participants seront capables d’analyser les questions, les défis, l’environnement externe et interne des biens du patrimoine mondial, la situation actuelle et les situations possibles dans un avenir proche, ainsi que la collecte de données en termes d’interprétation et de présentation du patrimoine mondial.
D’autres résultats attendus, a-t-il dit, sont le fait d’être capables d’analyser la valeur universelle exceptionnelle et les autres valeurs, de cartographier les attributs et de réinterpréter les récits importants sur les biens du patrimoine mondial.
C’est également, a-t-il poursuivi, d’établir des plans d’interprétation et de présentation pour résoudre les conflits et les tensions entre les parties prenantes sur la base de l’analyse concrète et de la compréhension des biens du patrimoine mondial.

De son côté, le directeur exécutif du Fond pour le Patrimoine mondial africain, Dr. Albino Jopela, a déclaré que les sites du patrimoine mondial désignés par l’UNESCO en Afrique sont parmi les endroits les plus spectaculaires de la planète.
” Il est vital de faire connaître ce riche patrimoine tout en informant les gens de sa valeur et en obtenant un soutien pour la conservation et le développement de ces sites, d’où l’un des mobiles de cette formation’’, a-t-il fait remarquer.
Comme il a été expliqué, cet atelier s’inscrit dans le cadre des recommandations de la 45ème Session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO qui a demandé à l’Etat Partie du Rwanda de fournir le plan de gestion mis à jour, en incluant des protocoles de gestion des risques de catastrophes et une stratégie relative aux visiteurs et à l’interprétation qui soit participative à tous les acteurs concernés.

Lors de cette 45ème Session élargie du Comité du patrimoine mondial tenue du 10 au 25 septembre 2023, le Rwanda a pu inscrire deux sites à la fois. Il s’agit du Parc National de Nyungwe (site naturel) et les sites mémoriaux du génocide qui sont Nyamata, Murambi, Bisesero et Gisozi.
Cet atelier de formation a été organisé par le Fonds pour le patrimoine mondial Africain (AWHF) et le Centre International pour l’Interprétation et la Présentation des sites du patrimoine mondial (WHIPIC), en collaboration avec le Ministère de l’Unité Nationale et de l’Engagement Civique, (MINUBUMWE).
Vital Ndayambaje




































































