L’office de l’Ombudsman a organisé ce vendredi, 5 décembre, une ’’ journée portes ouvertes ’’ pour la promotion de la transparence et de l’équité. Elle se place dans le cadre des préparatifs de la Journée internationale contre la corruption, célébrée le 9 décembre de chaque année.
Cette journée portes ouvertes a réuni la population de la ville de Kigali et les institutions judiciaires, notamment l’Organe national des poursuites judiciaires (NPPA), le Bureau national d’investigation (RIB), la Cour suprême et Le président du Réseau des parlementaires rwandais contre la corruption (APNAC Rwanda).
L’Ombudsman du pays, Madeleine Nirere, a expliqué que cette journée portes ouvertes vise à connecter davantage la population aux instances chargées de lutter contre la corruption.

’’ La population doit collaborer avec ces instances chargées de l’aider dans cette lutte contre la corruption et l’injustice. Les professionnels de ces instances jouent un rôle crucial, en défendant les droits des citoyens, en résolvant des conflits et en assurant la transparence et l’équité au sein des institutions publiques et privées’’, a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté que cet événement vise à réfléchir aux progrès réalisés, à promouvoir des valeurs d’intégrité et à encourager les citoyens à signaler les cas de corruption, soutenant ainsi le renforcement du système judiciaire et le développement du pays.
Madeleine Nirere a demandé à la population de promouvoir la culture de l’intégrité, et de l’inculquer aux jeunes enfants pour qu’ils grandissent dans cet esprit de loyauté.

De son côté, l’Ombudsman adjoint chargé de lutte contre la corruption, Abbas Mukama, a rappelé que cette institution a été établie pour les bienfaits de la population.
’’ La mission de l’Ombudsman au Rwanda est de lutter contre l’injustice et la corruption. Cela passe par la prévention, la sensibilisation et le traitement des plaintes’’, a-t-il indiqué.
L’Ombudsman adjoint Abbas Mukama a saisi l’occasion pour inviter la population à une collaboration active avec les instances. Et ce, pour donner des informations à temps concernant l’injustice et la corruption.
’’ La population doit dénoncer la corruption et l’injustice, d’où qu’elles viennent. Si on ne dénonce pas la corruption, on en devient complice et on est puni par la loi’’, a-t-il mis en garde.

Le président du Réseau des parlementaires rwandais contre la corruption (APNAC Rwanda), le sénateur Télésphore Ngarambe, a expliqué que la corruption est l’ennemi ’’numéro un’’ du développement.
’’ Aucun développement ne peut être atteint quand la société est rongée par la corruption. C’est pourquoi nous devons nous lever comme un seul homme pour la combattre’’, a-t-il insisté.
Télésphore Ngarambe a comparé la corruption à un virus qui peut se transformer à tout moment, d’où de nouvelles stratégies de la combattre s’avèrent nécessaires.
’’ Devant cette situation, nous devons changer de stratégies pour bien détecter ce virus de la corruption qui se manifeste aujourd’hui surtout à travers les canaux des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC)’’, a-t-il fait remarquer.
Le sénateur Télésphore Ngarambe a rappelé que le Rwanda s’est fixé pour objectif de se classer premier au niveau mondial en matière de lutte contre la corruption, d’ici 2050.

Avec cet objectif, a-t-il dit, le Rwanda cherche à consolider l’image d’un Etat juste et fiable et à encourager les investissements.
Comme l’a expliqué le représentant du Bureau national d’investigation (RIB), les formes de corruption les plus courantes au Rwanda comprennent le détournement de fonds publics, les pratiques frauduleuses dans la passation des marchés publics, le népotisme, l’abus de pouvoir et de fonction, la corruption au sein des institutions chargées de l’application de la loi, dans le service foncier, ainsi que dans le secteur privé
La journée portes ouvertes contre la corruption est organisée chaque année. Elle sert à sensibiliser le public à l’importance de la lutte contre la corruption et à l’impliquer activement, en l’exhortant à avoir des valeurs d’anti-corruption, à signaler les cas de corruption et à contribuer à l’action de la justice.
Vital Ndayambaje




































































