Le ministre de l’unité nationale et de l’engagement civique (MINUBUMWE), Dr. Jean Damascène Bizimana, indique que le 21/4/1994 fut une date de la honte pour l’ONU et les Etats membres du Conseil de Sécurité de l’époque.
Le ministre Bizimana dévoile qu’en cette date du 21 avril, l’ONU a voté une scandaleuse résolution retirant ses casques bleus du Rwanda. Cette organisation a laissé seulement un contingent symbolique de 270 hommes.
Le ministre Jean Damascène Bizimana insiste pour dire que le 21/4/1994 fut une journée de la honte internationale et qu’elle le restera.
” Elle est plus que gravée dans la mémoire de l’humanité. Les jours suivants, notamment le 22/4/1994, le génocide s’intensifiait à l’Université de Butare, Hôpital universitaire, Kansi, Kibilizi, Gisagara. Il se poursuivait les jours suivants à Ruhashya, Songa, Musange, Mugina, Remera Rukoma, Rubengera, Mibilizi, Commune Rouge, Nyarushishi, Bisesero, etc.’’, a déploré le ministre Bizimana.

Le 21/4/1994, poursuit le ministre Bizimana, une forte émission de mobilisation au génocide sur Radio Rwanda a été tenue par des politiciens extrémistes hutu power. Il s’agissait de Shingiro Mbonyumutwa, Stanislas Mbonampeka, Edouard Karemera et Nsengiyumva Rafiki Hyacinthe.
La conséquence en fut que les Tutsi encore survivants ont été exterminés dans des préfectures de Gitarama, Butare et Gikongoro en date du 21 avril.
Selon le ministre Bizimana, cette date fut la plus meurtrière dans l’histoire du génocide contre les Tutsi.

Plus de 250.000 Tutsi ont été tués sur des sites comme Ntongwe, Kinazi, Nyanza, Butare Ville, Cyarwa, Tumba, Rango, Murambi, Cyanika, et Kaduha.
Pendant le génocide commis contre les Tutsi au Rwanda, la communauté internationale s’est illustrée par sa passivité.
Selon lui, l’ONU savait qu’entre le 18 et 19/4/1994 le président Sindikubwabo, son premier ministre Kambanda et ses ministres Edouard Karemera, Eliezer Niyitegeka, Agnès Ntamabyaliro, Pauline Nyiramasuhuko, Emmanuel Ndindabahizi, Justin Mugenzi, Prosper Mugiraneza, Callixte Nzabonimana, Augustin Ngirabatware, Hyacinthe Rafiki Nsengiyumva, Daniel Mbangura, André Ntagerura et bien d’autres, s’étaient déplacés pour accélérer le génocide dans des préfectures de Gitarama, Butare, Gikongoro, Cyangugu et Gisenyi.
Il rappelle que le 19/4/1994, le président Sindikubwabo a tenu un discours de mobilisation au génocide à Butare devant tous les responsables politiques, administratifs et militaires hutu.

Le 21/4/1994, explique-t-il, le génocide était consommé entièrement dans des préfectures de Byumba, Ruhengeri, Kibungo et Kigali Rural et dans une immense partie des préfectures de Kigali Ville, Kibuye, Gisenyi, Cyangugu, toute la sous-préfecture de Munini à Gikongoro, et les paroisses de Simbi, Nyumba, Nyakibanda à Butare.
Déjà le 18/4/1994 les Tutsi avaient péri à Simbi, le 20/4/1994 les Tutsi de Gishamvu et Mugombwa à Butare avaient été massacrés, et aussi ailleurs dans les environs.
Cependant 20 ans plus tard, le secrétaire général de l’ONU, Ban ki-moon, a reconnu que la ‘’honte’’ ne s’est pas effacée.
” Les Nations unies ressentent toujours, 20 ans après le génocide, la honte de ne pas avoir empêché les massacres de 1994 au Rwanda’’, a déclaré Ban Ki-moon, lundi 7 avril 2014 à Kigali, lors du lancement des cérémonies officielles de commémoration pour la 20eme fois.
Vital Ndayambaje




































































