La commission parlementaire chargée de l’audit public (PAC) a auditionné entre autres le ministère des infrastructures sur le projet Biogaz, ce lundi 25 septembre. Ce projet a été visiblement un échec.
Le projet Biogaz a été initié par le gouvernement rwandais dans le cadre de réduire l’utilisation du bois de chauffage afin de préserver l’environnement. Le constat a été que ce projet n’a pas bien marché.
Le secrétaire permanent au ministère de l’infrastructure (MININFRA), Fidèle Abimana, a indiqué devant la commission que ce projet a connu beaucoup de problèmes techniques, si bien que le projet nécessite d’être revu.
” Le projet a connu beaucoup de problèmes techniques. Beaucoup de biogaz ne sont pas fonctionnels. 40,5% peuvent être réhabilités, 40,3% ont été complètement abimés et 15,9% nécessitent d’être alimentés. Ces statistiques montrent que le projet n’a pas bien marché et nécessite d’être réétudié,” a expliqué le secrétaire permanent au MININFRA.

Les raisons avancées de l’échec de ce projet sont notamment le mauvais choix des bénéficiaires, l’insuffisance des techniciens bien formés, une technologie artisanale et bien d’autres.
Le secrétaire permanent au MININFRA, Fidèle Abimana, a expliqué que l’échec de ce projet ne décourage toutefois pas les efforts du gouvernement de préservation de l’environnement.
” Nous avons d’autres projets d’aider la population à faire la cuisine sans nuire à l’environnement. C’est notamment le projet consistant à octroyer 500 mille braséros économiques à la population, projet financé par la Banque mondiale’’, a expliqué Fidèle Abimana.

De son côté, le secrétaire permanent au ministère de l’administration locale, Samuel Dusabiyumva, a expliqué que les objectifs du projet Biogaz n’ont pas été atteints.
”Nos attentes n’ont pas été satisfaites comme on le souhaitait. Les lacunes sont à chercher dans l’étude de faisabilité et nous souhaitons que prochainement tout cela soit corrigé,” a insisté Samuel Dusabiyumva.
Les députés membre de PAC se sont montrés perplexes devant les explications sur le projet Biogaz. Le président de cette commission Valens Muhakwa a recommandé de faire attention aux études de faisabilité qui entraîneraient d’autres dépenses inutiles.

” Si le projet n’a pas bien marché au départ, il serait inutile d’aller faire une étude de dépistage d’une maladie qu’on ne va pas guérir. Il faut plutôt penser à remédier là où c’est encore possible et en utilisant le budget très rationnellement,” a recommandé le président de PAC.
Le projet Biogaz a vu le jour en 2007 mais n’a pas connu beaucoup de succès car ses utilisateurs n’ont jamais dépassé 20% de la population. Celle-ci s’indignait notamment de sa maintenance parfois très exigeante.
Vital Ndayambaje




































































