Le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, a adressé un message de soutien aux femmes rwandaises et du reste du monde à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme célébrée chaque 8 mars.
Sur son compte Twitter, le président Kagame a transmis un message de soutien et de solidarité à toutes les femmes du monde.
”Salut à toutes les femmes du Rwanda et du monde entier en ce jour important. Nous sommes avec vous dans cette lutte pour l’égalité des sexes dans son sens réel !”, lit-on.
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a plutôt encouragé le monde à investir en faveur de la femme. ” Investir en faveur des femmes profite à l’ensemble des personnes, des communautés et des pays”, a-t-il indiqué sur son compte twitter.
Quant à l’Organisation Internationale de la Francophonie, elle se mobilise pour l’égalité femmes-hommes dans l’éducation avec la plateforme de ressources éducatives en ligne pour les enseignants.
Au Rwanda, les femmes célèbrent leur journée dans la joie

La Journée internationale de la femme a été célébrée dans tous les villages du pays et au niveau national c’est dans le district de Nyagatare, en province de l’Est.
Les femmes se réjouissent pour leur pleine participation dans la transformation du pays. Elles expriment leur joie à l’occasion de la célébration de leur journée mondiale.
”Nous sommes très contentes de notre situation. Nous ne dépendons plus seulement de nos maris, car nous travaillons aussi pour l’amélioration de nos foyers,” indique Marie Jeanne Mutoni de Kigali.
Rebecca Mukamana, se dit enchantée par la volonté politique du pays. ”Moi je remercie sincèrement le président de la République, Paul Kagame, qui a contribué à notre émancipation,” se montre-t-elle reconnaissante.
”Aujourd’hui, nous jouissons de tous les droits au même titre que les hommes, et cela nous permet de nous impliquer dans le développement de notre pays dans tous les domaines, ”dit-elle.
L’émancipation de la femme rwandaise n’a pas été automatique

Le Gouvernement du Rwanda a été parmi les premiers pays à ratifier les instruments et programmes internationaux et régionaux sur les droits des femmes, dont la Déclaration et le Programme d’action de Beijing (1995), le Programme 2030 pour les objectifs de développement durable (ODD), la Politique de l’Union Africaine sur le genre, l’Agenda 2063 de l’Union africaine et bien d’autres engagements.
C’est dans ce cadre que la première dame du Rwanda Jeannette Kagame, a déclaré dernièrement que l’émancipation de la femme rwandaise ne s’est pas faite d’une façon magique.
”Quand vous parlez de l’émancipation de la femme au Rwanda, ajoutez toujours que cela ne s’est pas fait d’une façon magique. Il y a eu beaucoup d’efforts et de volonté politique, pour que nous en arrivions là,” affirme-t-elle.
”Le pays a instauré un cadre juridique et institutionnel pour garantir l’égalité du genre”, a souligné la première dame Jeannette Kagame.
Les conséquences ont été très bonnes
Les effets de cette émancipation de la femme rwandaise sautent aux yeux de tout le monde. Elles se retrouvent dans toutes les instances de prise de décision. L’exemple frappant est le parlement rwandais qui compte plus de 60% de femmes. Ceci le hisse à la première place au monde, parmi les parlements à dominance féminine.
Les femmes se retrouvent également dans d’autres professions, des médecins, des juristes, des pilotes de l’air, des ingénieurs, des banquiers et celle œuvrant au sein de l’Armée et de la Police. Le constat est que ces femmes exécutent un travail aussi excellent que celui des hommes.
La Journée mondiale des femmes est placée cette année sous le thème, ” Pour un monde digital inclusif : Innovation et technologies pour l’égalité des sexes.”
Etablie par l’Organisation des Nations Unies en 1972, la célébration de la journée mondiale des femmes est une opportunité de réflexion sur le rôle de la femme dans le processus du développement durable.
Trois ans venaient de s’écouler, sans que les femmes aient l’occasion de célébrer la journée du 8 mars leur dédiée par les Nations Unies. Cela était causé par la pandémie de Covid-19, et ses conséquences.
Vital Ndayambaje




































































