Le ministre rwandais des affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a averti que le Rwanda ne pourra pas à nouveau être sollicité pour aider au rapatriement des mercenaires engagés par la RDC.
Le ministre Nduhungirehe a fait cette déclaration ce mardi 30 septembre 2025. Il réagissait au fait que la République Démocratique du Congo (RDC) a engagé des mercenaires colombiens par l’intermédiaire de ”Blackwater”, une société américaine dirigée par l’investisseur et homme d’affaires américain, Erik Prince.
Le ministre rwandais des affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a souligné que cette attitude de la RDC va à l`encontre du droit international, à savoir la Convention de l’OUA/UA de 1977 et la Convention des Nations unies de 1989.
Olivier Jean Patrick Nduhungirehe a indiqué que le Rwanda ne sera plus sollicité pour faciliter le rapatriement des mercenaires embauchés par le gouvernement de la RDC.

“En effet, après la défaite humiliante des mercenaires roumains à Goma fin janvier 2025, ils ont même bénéficié d’un passage sûr à travers Kigali. Le gouvernement de la RDC a cette fois-ci engagé des mercenaires colombiens par l’intermédiaire de ‘Blackwater’,” peut-on lire sur le compte X de Nduhungirehe.
“Ce qui est contraire au droit international, à savoir la Convention de l’OUA/UA de 1977 et la Convention des Nations Unies de 1989. J’espère que le Rwanda ne sera pas à nouveau sollicité pour faciliter le rapatriement d’un autre groupe de mercenaires,” a-t-il poursuivi.
Le ministre rwandais des affaires étrangères et de la coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a également fait savoir que cette attitude va à l’encontre de la lettre et de l’esprit de l’Accord de paix de Washington et de la Déclaration de principes de Doha.
Cette déclaration du ministre rwandais des affaires étrangères et de la coopération internationale suit celle du représentant permanent du Rwanda auprès des Nations unies, Ernest Rwamucyo lors de la dernière réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations Unies tenue en janvier de cette année. Il avait vivement condamné l’utilisation, par la RDC, des mercenaires roumains dans le conflit de l’Est de la RDC, soulignant qu’il s’agissait d’une violation de la Convention de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine).

Selon cette convention, l’utilisation des mercenaires est définie comme un crime contre la paix et la sécurité en Afrique, qu’il soit commis par un individu, un groupe, une association, un Etat ou le représentant d’un Etat.
En janvier 2025, 288 mercenaires européens qui avaient combattu aux côtés de la coalition de l’armée congolaise (FARDC) ont bénéficié d’un passage sécurisé au Rwanda dans le cadre de leur rapatriement après leur défaite face au M23.Une série de revers subis par les forces gouvernementales congolaises, les FARDC et la coalition d’autres groupes sur le champ de bataille, avait entrainé la prise de la ville de Goma par le M23.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































