Le Rwanda mène une stratégie de reboisement ambitieuse pour contrer le changement climatique. Ce programme vise à restaurer 2 millions d’hectares et à maintenir plus de 30% de couverture forestière.
Face à une forte densité démographique qui exerce une pression sur les ressources, le Rwanda, qui a perdu 50% de sa couverture forestière dans les années 1990, s’est engagé dans des initiatives ambitieuses de restauration de ses paysages.
En effet, le Rwanda s’est engagé à restaurer 2 millions d’hectares de forêts d’ici à 2030.
Pour atteindre cet objectif, les autorités rwandaises ont entrepris d’importants efforts de restauration d’écosystèmes dégradés.

Ce programme ambitieux inclut l’agroforesterie, la restauration des paysages dégradés comme le projet Gishwati-Mukura et le projet Green Amayaga, ainsi que l’implication communautaire via les travaux communautaires Umuganda.
Toutes ces initiatives contribuent à la séquestration des millions de tonnes de carbone CO2 tout en améliorant la résilience agricole.
Selon la ministre rwandaise de l’environnement, Dr. Bernadette Arakwiye, le reboisement au Rwanda est crucial pour restaurer les écosystèmes dégradés, lutter contre l’érosion des sols sur ses collines, et atténuer les effets du changement climatique.
’’ Le reboisement sécurise la biodiversité, améliore la fertilité des terres agricoles, et génère des revenus via l’agroforesterie, tout en soutenant l’objectif national de couverture forestière’’, déclare-t-elle.

La ministre de l’environnement, Dr. Bernadette Arakwiye, indique que le Rwanda a atteint une couverture forestière de 30 %, mais qu’il reste encore beaucoup à faire.
” Il est essentiel de maintenir cette couverture et d’augmenter la plantation d’arbres forestiers, d’arbres agroforestiers, d’espèces indigènes, d’arbres fruitiers et d’arbres d’ornement. En outre, le développement forestier doit s’aligner sur les priorités du gouvernement et répondre aux défis environnementaux’’, déclare-t-elle.
Elle ajoute que le secteur forestier a de nombreuses priorités. C’est notamment, dit-elle, l’intensification d’investissements dans la recherche et la mise à disposition de semences de qualité résistantes aux impacts du changement climatique.
” Nous devons adopter de nouvelles technologies dans la valorisation des produits forestiers, ainsi que dans la disponibilité et l’adoption de sources d’énergie alternatives renouvelables pour réduire la dépendance à la biomasse afin d’éviter la déforestation’’, souligne la ministre Arakwiye.
Elle insiste sur l’urgence de planter davantage d’arbres pour renforcer la résilience face aux défis du changement climatique.
”Aujourd’hui, le monde est confronté à une grave crise liée au changement climatique, qui se traduit par des inondations, des sécheresses et une insécurité alimentaire, autant de facteurs qui menacent des vies. Il est donc urgent de planter davantage d’arbres pour renforcer la résilience face à ces défis’’, déclare-t-elle.
La ministre Bernadette Arakwiye saisit l’occasion pour sensibiliser la population à planter des arbres sans réserve afin d’arriver à un reboisement national à grande échelle.
Dans le cadre de valoriser l’arbre et le reboisement, le Rwanda célèbre chaque année la journée nationale de la plantation d’arbres. C’est afin d’accroître la couverture forestière, de protéger le paysage de l’érosion des sols et de répondre à différentes demandes de bois.

Cette journée de la plantation d’arbres souligne diverses activités attirant l’attention de tous sur le rôle des arbres dans la vie quotidienne.
Ces actions font du Rwanda un modèle en matière de restauration écologique, combinant lutte contre le changement climatique et développement de revenus pour les populations locales.
Le changement climatique et les écosystèmes forestiers sont étroitement liés, le climat affectant principalement la vitesse, la fréquence, l’intensité et le moment de la température de l’air, du rayonnement solaire et des précipitations.
Au niveau international, le boisement et le reboisement ont été initialement reconnus comme des approches d’atténuation et ont été promus pour les objectifs de piégeage et de séquestration du carbone.
Vital Ndayambaje




































































