Lors d’une interview exclusive avec journal le Canapé, la représentante de l’organisation non-gouvernementale NOUSPR, Mutesi Rose, déclare que parmi les grandes causes de troubles mentaux figurent les conflits familiaux.
NOUSPR est une organisation non-gouvernementale s’occupant des droits de personnes ayant des problèmes de la santé mentale.
La représentante de NOUSPR, Mutesi Rose, dit que la plupart de gens servis par cette organisation ont fait face à des problèmes dont les conflits familiaux. Ces derniers sont liés à la perte de leurs propriétés foncières récupérées illégalement par certains membres de leurs familles.
“Certaines gens se sont appropriées les terres des orphelins. Elles étaient supposées les défendre,” précise Mutesi.

Celle-ci parle de l’attention que la société rwandaise devrait accorder à la santé mentale. Elle souligne que les statistiques des personnes qui en souffrent augmentent du jour au jour.
Il y a également d’autres dont leur santé mentale est dérangée quand ils ont des problèmes psychologiques dues aux conséquences du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.
Juste après le génocide, plusieurs Rwandais s’enfermaient dans leurs maisons à cause du chagrin de ce qu’ils ont vécu pendant le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. C’est à partir de cela que l’idée est née de lancer l’Organisation Non Gouvernementale, NOUSPR, pour contribuer à trouver une solution à cette situation.
La convention internationale sur la protection des personnes avec handicap mental ignorée
L’entretien avec Mutesi Rose a été réalisé en marge d’une formation en faveur des agents de certains services médicaux. NOUSPR a ciblé ceux accueillant les personnes souffrant du handicap mental.
Comme constat, la représentante de NOUSPR déclare que bon nombre de ce personnel des infrastrutures sanitaires sont sous-informés sur la loi internationale protégeant cette catégorie d’individus.

“Nous avons remarqué que ces agents de clinique sont sous-informés sur la loi internationale protégeant les personnes vivant avec handicap, en particulier ceux de la santé mentale. Ils sont censés connaitre “UNCRPD” qui est la convention sur les droits de personnes vivant avec handicap pour mieux les protéger,” dit-elle.
Parmi les participants, certains témoignent de l’importance de cette formation. Jean Marie Vianney Zivugukuri est un agent de Clinique au sein de l’Organisation Uyisenga ni Imanzi qui donne service aux personnes ayant des problèmes de santé mentale.
“J’ai bénéficié de nouvelles stratégies. Elles vont m’aider à mieux former les infirmiers des hôpitaux pour améliorer la qualité de service donné à ces gens,” déclare Zivugukuri.
La convention sur les droits des personnes vivant avec handicap a été adoptée par les Nations-Unies le 13 décembre 2006 par l’Assemblée Générale. Le Rwanda a ratifié cette convention en 2008.
Florent Ndutiye




































































