Le gouvernement rwandais conteste certains points contenus dans la décision de la Cour suprême britannique. Elle juge illégal le projet du gouvernement d’expulser vers le Rwanda les demandeurs d’asile arrivés clandestinement au Royaume-Uni.
Auparavant, la cour d’appel de Londres avait jugé le projet ”illégal’, estimant que le Rwanda ne pouvait en l’état être considéré comme un “pays tiers sûr”, et cela a été confirmé par la Cour suprême britannique. C’est sur ce point que le gouvernement rwandais a réagi, contestant cette décision.
La porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a déclaré que cette décision relève en dernier ressort du système judiciaire britannique, mais qu’il y a certains points à contester.
” Bien qu’il s’agisse en fin de compte d’une décision relevant du système judiciaire britannique, nous contestons la décision selon laquelle le Rwanda n’est pas un pays sûr pour les demandeurs d’asile et les réfugiés,” a déclaré la porte-parole du Gouvernement, Yolande Makolo.
” Compte tenu de la politique d’accueil du Rwanda et de ses antécédents en matière de prise en charge des réfugiés, les jugements politiques rendus aujourd’hui sont injustifiés,” a-t-elle renchéri.
Selon la porte-parole du gouvernement, Yolande Makolo, les exemples présentés au tribunal pour étayer la décision étaient insensibles aux violations du droit humanitaire international commises dans de nombreuses régions du monde.
Elle a poursuivi en soulignant que le tribunal s’est appuyé sur des préoccupations extrêmes et spéculatives fondées sur les critiques hypocrites du HCR.
” A de nombreuses reprises, cette organisation a exprimé son appréciation des politiques d’intégration des réfugiés du Rwanda, les qualifiant d’’exemplaires’”, a-t-elle rappelé.
Elle a montré que leur affirmation d’un ”taux de rejet de 100%” des demandeurs d’asile de certaines parties du monde est malhonnête.
” Deux personnes de Syrie et du Yémen au total n’ont pas en effet été considérées pour l’asile parce qu’il y avait une voie plus rapide et plus appropriée pour la résidence légale. Ces personnes vivent et travaillent actuellement au Rwanda,” a-t-elle expliqué.
Par ailleurs, le Rwanda a mis fin à un accord antérieur avec Israël pour l’accueil des migrants, car il a été jugé inapplicable, a-t-elle dit.
Le Rwanda va maintenant s’attacher à travailler avec le Royaume-Uni sur un traité contraignant afin de mettre à nouveau l’accent sur les garanties déjà existantes, nécessaires à la réussite du partenariat.
Annoncé il y a un an et demi, à l’époque sous le gouvernement de Boris Johnson, le projet d’envoyer au Rwanda des migrants, quelle que soit leur origine, n’a jamais été mis en œuvre.
Ces migrants sont plus de 27.000 à avoir effectué la traversée depuis le début de l’année, après un record de 45.000 en 2022.
Vital Ndayambaje




































































