La population du district de Gatsibo est invitée à se protéger contre la bilharziose, maladie mortelle que l’on attrape au contact de l’eau contaminée, en marchant pieds nus, ou en se baignant dans des eaux douces.
Cet appel a été lancé ce 27 janvier 2026, à l’occasion des préparatifs de la journée mondiale de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN), qui sera célébrée le 30 janvier 2026.
La campagne de lutte contre cette maladie parasitaire a débuté dans le marais de Ntende, située dans le secteur de Rugarama du district de Gatsibo, à l’Est du pays.
Comme l’a expliqué le vice maire chargé des affaires économiques dans le district de Gatsibo, Jean Léonard Sekayange, la mobilisation contre la bilharziose a débuté depuis longtemps pour conscientiser la population à se protéger contre cette maladie très mortelle.

’’ Nous menons une campagne assidue auprès de la population pour qu’elle se protège contre la bilharziose et d’autres maladies provenant des eaux contaminées’’, a-t-il déclaré.
Jean Leonard Sekayange a ajouté que ce message est adressé, non seulement aux personnes travaillant dans les marais, mais aussi à toute la population de Gatsibo et tous les Rwandais en général.
’’ Chaque ménage est appelé à avoir une latrine adéquate. Nous menons une inspection régulière pour nous assurer que la propreté est maintenue’’, a-t-il fait savoir.

Comme l’a indiqué Nathan Hitiyaremye du département chargé de lutte contre les maladies tropicales négligées au Centre biomédical du Rwanda (RBC), la bilharziose est une maladie à laquelle le Rwanda attache une très grande importance, vu les dégâts qu’elle peut causer au sein de la population.
’’ La bilharziose est la deuxième endémie parasitaire en Afrique après le paludisme. Sa prévalence est très élevée, d’où nous devons redoubler d’efforts pour l’éradiquer à tout jamais’’, a-t-il insisté.
Nathan Hitiyaremye a ajouté que le plan stratégique du Rwanda consiste à augmenter le nombre de toilettes dans les zones humides où beaucoup de personnes travaillent tous les jours dans les marais.
Nathan Hitiyaremye a souligné l’importance de prendre des comprimés vermifuges, en particulier pour les populations les plus exposées.

Le président de la coopérative des riziculteurs COPRORI Ntende, Wilson Ndorayabo, a expliqué qu’ils sont conscients du danger qui les guette et qu’ils ont pris des mesures draconiennes pour se protéger.
’’ L’une de ces mesures est de construire des latrines aux alentours de ce marais où nous cultivons. C’est également de sensibiliser la population à la lutte contre la bilharziose, en se protégeant quand elle a affaire à des eaux douces et stagnantes”, a-t-il insisté.
La bilharziose est une maladie parasitaire provoquée par un ver plat du genre Schistosoma. Elle est transmise par un mollusque d’eau douce. Cette maladie fait partie des maladies tropicales négligées (MTN).
Vital Ndayambaje




































































