La ministre rwandaise de l’environnement, Dr Jeanne d’Arc Mujawamariya, a souligné que le Rwanda s’attend à un accroissement de l’accès à l’énergie à faible émission de carbone. Dr Mujawamariya l’a ainsi déclaré en prélude au sommet africain sur le climat prévu le mois prochain à Nairobi au Kenya.
Dans un entretien avec le journal The East African, la ministre Mujawamariya a fait part des attentes du Rwanda au sommet africain sur le climat. Selon elle, le Rwanda, comme tous les pays africains, doit viser l’accès considérable à un mix énergétique global, s’étendant aux énergies propres avec une faible émission de carbone.
” Nos objectifs en matière d’énergies renouvelables impliqueraient un mix énergétique global, s’étendant aux énergies propres avec faible émission de carbone. Il faudra aussi explorer les objectifs relatifs aux capacités spécifiques pour les technologies appropriées tels que l’énergie solaire, éolienne, hydroélectrique et géothermique”, a déclaré Mujawamariya.
Cette déclaration intervient alors qu’actuellement le Rwanda a demarré différents programmes de promotion d’une énergie sans ou à faible émission de carbone.

A titre d’exemple, on peut citer l`introduction au Rwanda des véhicules et motos utilisant l’énergie électrique. Ceci dans le but de lutter contre la pollution de l’air.
Les lignes et exigences proposées par les acteurs au sommet
Les acteurs non étatiques ont formulé une série d’exigences ou de lignes devant être défendues par les dirigeants africains lors du sommet.
” Nous réitérons que les politiques et mesures d’action climatiques doivent viser à réduire les gaz à effet de serre et à s’adapter aux impacts du changement climatique. Elles doivent également garantir qu’elles sont conformes aux principes de justice climatique et de droits de l’homme,” ont-ils déclaré.
Ils ont également exigé que tous les débats et décisions du sommet respectent, protègent et réalisent les droits humains de tous. En particulier de ceux qui sont vulnérables et marginalisés par les effets du changement climatique. Ici ils ont fait allusion aux peuples autochtones, les femmes, les enfants, les personnes avec handicap, et les communautés pauvres.
La priorité aux besoins du continent et la lutte contre l’ingérence occidentale
Les organisateurs du Sommet africain sur le climat à Nairobi font face à la pression des activistes de la société civile et des experts. Cela devrait générer une position significative pour le continent.

Le premier point concerne l’ordre du jour et le parrainage. A ce point, les critiques estiment que ceux qui apportent l’argent pourraient détourner l’ordre du jour des besoins de l’Afrique.
A Nairobi, la société civile a critiqué l’influence de la société de consultance ”Mckinsey and Company.” Elle considère cette société américaine comme un risque d`ingérence occidentale. Cependant, les organisateurs se distancient des allégations d’ingérence de l’Occident dans l’agenda africain.
Le secrétaire du Cabinet kenyan pour l’environnement, Soipan Tuya, a déclaré que le sommet ne concerne que l’Afrique, même s’il compte des partenaires du monde entier.
La déclaration publiée par le consortium de plus de 1.000 organisations indique que ces acteurs non étatiques sont profondément préoccupés par les impacts de la crise climatique sur le continent et ses habitants.
Selon leurs dires, ils sont témoins des effets dévastateurs des sécheresses, des inondations, des cyclones, de la désertification, de l’insécurité alimentaire, et des conflits.
Ils affirment être également conscients des responsabilités historiques et actuelles des pays développés dans la création et l’aggravation de cette crise, ainsi que de leur incapacité à fournir un soutien adéquat aux pays et aux communautés les plus vulnérables.
Le sommet africain sur le climat est programmé à partir du 4 septembre 2023 à Nairobi, jusqu’au 6 septembre. Ce sommet est organisé par l’Union africaine.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































