Les 70 Rwandais vivant au Soudan sont bien portants et leur évacuation a commencé suite aux combats entre les forces gouvernementales et ”Rapid Support Forces”. Le porte-parole adjoint du gouvernement rwandais, Alain Bernard Mukurarinda, l’a révélé sur la Télévision nationale.
L’évacuation des Rwandais et d’autres ressortissants étrangers vivant au Soudan a commencé dimanche et continue jusqu’à ce mardi 25 avril 2023. Des combats intenses entre les forces gouvernementales et les ”Rapid Support Forces” (RSF) ont éclatés le 15 avril. Depuis le week end dernier, ils se sont intensifiés.
Le porte-parole adjoint du gouvernement rwandais, Alain Bernard Mukurarinda, indique que les opérations d’évacuation des Rwandais vivant au Soudan vont bon train.
”Avec la collaboration de notre ambassade à Khartoum, nous avons commencé l’évacuation des Rwandais vivant au Soudan. Ils sont au nombre de 70 et sont tous sains et saufs. L’évacuation se fait par voie routière où ces Rwandais rencontrent à la frontière des équipes techniques venues de nos ambassades en Egypte et en Djibouti pour une assistance logistique,” a indiqué le porte-parole Mukurarinda.

” Les Rwandais voulant continuer vers le Rwanda pourraient maintenant prendre l’avion et rentrer au bercail ou alors rester là et attendre que le calme revienne pour retourner au Soudan, cela dépendra de leur choix,” a ajouté Mukurarinda.
RSF lutte pour la remise du pouvoir aux civils
Les combattants de RSF réclament la remise du pouvoir aux mains des civils et la mise en place des institutions démocratiquement élues. Depuis le coup d’Etat d’octobre 2021, le Soudan est dirigé par un conseil de généraux et deux militaires sont au cœur du conflit.
Le général Abdel Fattah al-Burhan, le chef des forces armées est, de fait, le président du pays. Son adjoint, général Mohamed Hamdan Dagalo, est chef des RSF. Il est plus connu sous le nom de Hemedti.

Ils ne sont pas d’accord sur la direction que prend le pays et sur la proposition de passer à un régime civil.
L’un des principaux points de discorde concerne le projet d’intégration des 100.000 hommes des forces de sécurité dans l’armée et la question de savoir qui dirigerait la nouvelle force.
‘’On espérait que des pourparlers permettraient de résoudre la situation, mais ils n’ont jamais eu lieu’’, a indiqué la société civile soudanaise.
De son côté le syndicat des médecins soudanais indique que la situation reste confuse. ”On ne sait pas exactement qui a tiré le premier coup de feu samedi matin, mais les combats se sont depuis lors intensifiés dans différentes régions du pays et près de 400 civils ont trouvé la mort,” a indiqué le syndicat des médecins soudanais.
Les Forces de soutien rapide (FSR) ont été créées en 2013 et trouvent leur origine dans la célèbre milice Janjaweed qui a brutalement combattu les rebelles au Darfour.

Depuis lors, le général Dagalo a mis sur pied une force puissante qui est intervenue dans les conflits au Yémen et en Libye. Il a également développé des intérêts économiques, notamment en contrôlant certaines des mines d’or du Soudan. La rivalité entre le général Mohamed Hamdan Dagalo et le général Abdel Fattah al-Burhan est au cœur du problème.
Les FSR ont été accusées de violations des droits de l’homme, notamment du massacre de plus de 120 manifestants en juin 2019.
Une force aussi puissante en dehors de l’armée a été considérée comme une source d’instabilité dans le pays.
Le Soudan était autrefois le plus grand pays du continent en termes de superficie, jusqu’à ce que le Sud-Soudan s’en sépare en 2011.
Vital Ndayambaje




































































