L’Inspecteur général de la police nationale (IGP), CG Félix Namuhoranye, a souligné la nécessité d’une adoption responsable de l’Intelligence Artificielle (IA) lors de sa participation au Sommet des chefs de police du monde entier (UNCOPS2026). Il s’est tenu au siège des Nations Unies à New York pour débattre des défis sécuritaires émergents.
Lors d’une réunion parallèle consacrée à l’innovation responsable en matière d’IA pour les enquêtes sur les scènes de crime, IGP Félix Namuhoranye a souligné l’importance d’une adoption responsable de l’intelligence artificielle pour renforcer les enquêtes médico-légales.
Il a déclaré que les outils d’intelligence artificielle et les caméras frontales mains libres intelligentes ont le potentiel d’améliorer la gestion des scènes de crime. C’est en renforçant, a-t-il dit, la précision du recueil des preuves, en augmentant l’efficacité, en réduisant les erreurs humaines et en consolidant la fiabilité de la documentation médico-légale.
’’ La technologie ne se contente pas de transformer les sciences forensiques, elle redéfinit notre manière de rechercher la vérité, la responsabilité et la justice’’, a affirmé CG Félix Namuhoranye.

Ce dernier a souligné que si l’IA offre des perspectives considérables, son utilisation dans les enquêtes médico-légales doit être encadrée par des garanties solides assurant la transparence, la responsabilité, la protection de la vie privée et le respect des droits humains.
’’ L’intelligence artificielle ne remplace pas le jugement professionnel, elle le soutient. L’intégrité des enquêtes sur les scènes de crime repose sur un juste équilibre entre innovation technologique et responsabilité éthique’’, a-t-il indiqué.
L’Inspecteur général Namuhoranye a souligné que l’utilisation efficace de l’IA dans les activités policières nécessite des cadres de gouvernance solides, une formation continue des enquêteurs, des mesures rigoureuses de protection des données ainsi qu’une collaboration étroite entre les forces de l’ordre, les experts en criminologie et les développeurs de technologies.
Il a réaffirmé l’engagement des forces de l’ordre rwandaises à adopter les technologies émergentes de manière à renforcer la sécurité publique, à faire respecter l’Etat de droit et à consolider la confiance envers les institutions judiciaires.

’’ L’adoption responsable de ces technologies ne se résume pas à embrasser l’innovation, il s’agit plutôt de garantir qu’elles inspirent confiance, soient sécurisées et conformes à l’Etat de droit’’, a-t-il déclaré.
CG Félix Namuharanye a insisté sur l’importance d’une coopération internationale soutenue pour façonner l’avenir criminalistique à l’ère numérique.
La conférence UNCOPS 2026 a offert une plateforme stratégique permettant aux dirigeants de police du monde entier d’échanger des bonnes pratiques, de promouvoir l’innovation et le professionnalisme au sein des forces de police des Nations Unies. Il s’est agi également de renforcer les partenariats avec les institutions nationales chargées de l’application des lois et de consolider le rôle de la police dans la prévention des conflits et le maintien de la paix.
Ce sommet a réuni des ministres, des chefs de police et de gendarmerie ainsi que de hauts responsables des Nations Unies pour débattre des défis sécuritaires émergents, renforcer la coopération entre l’ONU et les forces de l’ordre nationales, et définir l’avenir de l’action policière onusienne.
Vital Ndayambaje
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