Les Etats-Unis ont annoncé, ce 22 juillet, se retirer une nouvelle fois de l’UNESCO, estimant que l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture faisait preuve de parti pris contre Israël.
Washington a annoncé son retrait en raison de ce que la Maison Blanche considère comme un parti-pris anti-israélien, deux ans seulement après son retour dans l’institution.
Selon le New-York Post, le président Trump a décidé de retirer les Etats-Unis de l’UNESCO qui soutient des causes culturelles et sociales semant la discorde. Ces dernières sont en total décalage avec les politiques de bon sens pour lesquelles les Américains ont voté en novembre, a-t-il ajouté.

En 2018, Donald Trump avait déjà claqué la porte de cette institution, en invoquant des biais anti-israéliens. Les Etats Unis l’avaient ensuite réintégrée en 2003 sous la présidence de Joe Biden.
La directrice de l’UNESCO, la Française Audrey Azoulay, a dit regretter profondément cette décision, qui sera effective fin 2026, même si elle était attendue.
” L’UNESCO s’y était préparée et est relativement protégée sur le plan budgétaire’’, a-t-elle estimé. Elle a souligné que la contribution américaine de 75 millions de dollars annuels ne représente que 8 % du budget total de l’organisation.

” Pour Washington, la poursuite de la participation des Etats-Unis à l’UNESCO n’est pas dans l’intérêt national’’, a déclaré dans un communiqué la porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce.
” L’UNESCO s’emploie à promouvoir des causes sociales et culturelles clivantes et défend une feuille de route idéologique et mondialiste pour le développement international, en contradiction avec notre politique étrangère America First (l’Amérique d’abord)’’, a-t-elle expliqué.
Elle a également jugé que la décision de l’UNESCO d’intégrer l’Etat de Palestine en 2011 est hautement problématique. Elle est contraire, a-t-elle dit, à la politique des Etats-Unis, et a contribué à la prolifération de discours hostiles à Israël au sein de l’organisation.

Le président français, Emmanuel Macro, a assuré l’UNESCO, dont le siège est à Paris, de son soutien indéfectible.
” Le retrait des Etats-Unis ne fera pas faiblir notre engagement aux côtés de celles et ceux qui portent ce combat’’, a écrit Emmanuel Macron sur son compte X.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a, lui, salué une mesure nécessaire.
” C’est une mesure destinée à promouvoir la justice et le droit d’Israël à un traitement équitable au sein du système des Nations unies, un droit qui a souvent été bafoué en raison de la politisation de cette instance’’, s’est-il réjoui.
Trois départs en 40 ans
C’est la troisième fois que Washington quitte l’UNESCO en l’espace de 40 ans. Les Etats-Unis et Israël ont cessé de financer l’UNESCO après que celle-ci ait voté l’inclusion de la Palestine en tant qu’Etat membre en 2011.
Les Etats-Unis s’étaient déjà retirés de l’UNESCO en 1984, sous l’administration Reagan. Ils considéraient que l’agence onusienne était mal gérée, corrompue et utilisée pour promouvoir les intérêts de l’Union soviétique. Ils ont réintégré l’organisation en 2003, sous la présidence de George W. Bush.
Vital Ndayambaje




































































