Professeur Vincent Duclert, présidant les travaux de recherche sur le rôle de la France dans le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, déclare que les 9 jours du colloque international se sont terminés avec succès.
A l’occasion de la clôture officielle du colloque, Professeur Vincent Duclert affirme que le fait que les chefs d’Etats rwandais et français aient soutenu le travail des chercheurs en toute indépendance a beaucoup contribué au bon déroulement de cette activité.
Parmi les points importants à la base de la réussite se trouve la place que le témoignage a eu dans différentes sessions. Duclert évoque les sources testimoniales.
“Nous avons réfléchi sur les témoignages des rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi. Nous avons entendu de nombreux témoins. Je le rappelle les rescapés sont des victimes car leur vie et leur survie est terrible parce que le traumatisme est une conséquence permanente,” a déclaré Duclert.

Les chercheurs, historiens et autres participants ayant pris part au colloque international qui a eu lieu dans la Ville de Kigali et celle de Huye ont également bien défini le contexte de leur travail pour qu’il puisse donner les résultats souhaités.
“On a également fait le bilan de recherches acquises qui doivent être menées et le contexte du travail des chercheurs. C’est un contexte difficile car il y a aussi le négationnisme sans oublier la dimension judiciaire,” précise Duclert.
Selon Isabelle Kalihangabo, la secrétaire générale adjointe de l’office rwandais d’investigation (RIB), ce colloque a atteint son objectif pour plusieurs raisons y compris la véhiculation du message de “plus jamais le génocide.”

“Ce colloque a donné l’alerte que ce qui doit être fait doit l’être par tout le monde, y compris les dirigeants au plus haut niveau. Il doit bien sûr faire savoir aux autorités leurs responsabilités vis-à-vis de la justice pour toujours lutter contre le génocide,” précise la secrétaire générale adjointe du RIB, Kalihangabo.
Il est prévu que le 11 septembre 2023, une deuxième session du colloque soit organisée a Paris pour que les chercheurs et historiens puissent partager et échanger sur les résultats du colloque international qui s’est tenu sur le territoire rwandais.
Florent Ndutiye




































































