A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la francophonie, le ministère de l’éducation et ses partenaires ont officialisé le démarrage du plan national pour l’enseignement et l’apprentissage du français au Rwanda (PNFR).
Selon différents intervenants, l’exécution de ce plan va ouvrir plusieurs portes et sans doute il va porter les fruits envisagés. Les autorités estiment qu’il va répondre plus directement aux besoins des élèves en tenant compte des contextes plus spécifiques et des opportunités stratégiques afin de mieux répondre aux besoins professionnels et de l’enseignement supérieur.
Selon la Ministre de l’Education, Dr. Valentine Uwamariya, ce plan répond non seulement à la promotion de la langue française mais aussi va répondre à d’autres besoins.
“Ledit plan répond à la décision de notre Gouvernement d’accorder à la langue française un rôle plus important dans les secteurs de l’éducation, de la formation et du commerce,” déclare- t-elle.

“Le plan constate le potentiel d’une collaboration plus étroite avec le monde francophone dans les échanges régionaux, le commerce et le tourisme,” poursuit-elle.
L’ambassadeur de France au Rwanda, Antoine Anfré, précise que ce plan va combler un vide au niveau du nombre insuffisant de professeurs du cours de français au Rwanda.
“Ce plan s’adresse aux professeurs de français, c’est-à-dire aux Rwandais enseignant le français. L’idée c’est d’améliorer les capacités pédagogiques des enseignants,” précise Antoine Anfré.

Le plan d’enseignement du français, une source de satisfaction
De leur côté, certains bénéficiaires de ce plan tels que les élèves et les professeurs déclarent que ce plan donne l’espoir de voir la langue française revivre dans la société rwandaise. Elle va aussi contribuer à la qualité de l’éducation en général.
Jean de Dieu Nizeyimana, enseignant du français et langues étrangères au Green Hills Academy exprime ses sentiments de joie.
“Je suis très content quand je vois le français commencer à revivre. C’est important pour notre pays. Au niveau de l’éducation, si on renforce beaucoup la formations des professeurs, le projet va sans doute réussir,” dit-il.

“Je remercie le gouvernement rwandais car c’est une très bonne action, comme vous le savez dans le temps, on commençait à oublier le français mais il est la”, ajoute- t-il.
Les élèves aussi ont profité pour exprimer leur sentiment par rapport à leurs attentes au plan de l’enseignement et de l’apprentissage du français au Rwanda.
Bruce Musoni, jeune étudiant en 8 ème année au Green Hills Academy aime bien le français. Ce plan est une bonne nouvelle pour lui.
“Oui le français est une langue difficile à apprendre, mais quand on y met assez du courage et d’estime de soi on parvient à le parler, je suis content de ce plan”, indique- t-il.

La célébration de la journée internationale de la francophonie a été célébrée également à travers diverses activités dont un quiz aux élèves des écoles francophones de Kigali sur les notions de culture et connaissance générale de la Francophonie. Il y a eu également l’exposition de différentes institutions et pays membres de la francophonie. Les élèves de l’école belge de Kigali ont été les meilleurs.
Dans le cadre de l’exécution du PNFR, actuellement une cinquantaine de volontaires de l’Organisation Internationale de la Francophonie qui enseignent le français ont été déployés depuis 2020.
Le budget du Plan chiffré à 10 millions d’euros, est couvert à hauteur de 60% par l’Agence Française de Développement, 25% par le MINEDUC, 5% par l’Ambassade de France (à travers le projet FSPI) et 10% par d’autres sources de financement.
Florent Ndutiye




































































