Le business événementiel est quasi inexistant pour la plupart à cause de covid-19. Les maisons en charge du décor, l’habillement relatif à la cérémonie de mariage, ne font plus de business. La plupart ont décidé de fermer.
Mupenzi Décor, une des entreprises classées dans le business événementiel a remis hier les clés de sa maison de service, sis marché de Nyarugenge.
Depuis le confinement, aucune recette financière n’a été enregistrée. Mupenzi Gasana, le patron de Mupenzi Décor, s’est trouvé dans l’obligation de déménager car il ne pouvait plus supporter le cout du loyer sans aucun revenu.
La maison Agape du quartier commercial a également fermé les portes il y a deux semaines. « Les mariages civils de 15 personnes ne suffisent pas pour me permettre de payer le loyer et de survivre, » a affirmé Drocelle Muhonganseko, la gestionnaire de cette entreprise de production des services lors des événements. « Personne n’a plus besoin de décor, l’habillement de mariage et autres cérémonies comme l’enterrement, c’est plus sage de fermer, »
C’est une veuve et mère de 4 enfants qu’elle doit nourrir. « Je suis en train de remuer les méninges pour lancer un nouveau business. Mais le grand problème c’est de trouver le capital, » confie-t-elle au journal Le Canapé. « Personne ne peut acheter le matériel de mon entreprise en cette période, » regrette-t-elle.

Chez Jojo, une maison de couture et de vente d’habillements, vendredi en temps normal, c’était le va-et-vient des clientes surtout. Elles venaient pour voir si leurs commandes de robes ont été honorées. Les préparatifs pour apparaitre ravissante samedi ou dimanche, c’était aussi s’assurer de porter une belle robe, bien cousue et à la mode.
Avec le covid-19, les choses ont bien changé. Presque plus de recettes. Depuis fin mars, Clarisse Nyirakamana et son équipe n’ont pas touché leur salaire mensuel. « On avait l’habitude de commander le repas de midi pour le partager ensemble derrière le comptoir, aujourd’hui ce n’est plus possible, » confie-t-elle au Canapé. « Le coronavirus a apporté la désolation dans nos familles, » explique-t-elle. « On ne sait plus quoi dire aux enfants qui voient leurs conditions de vie se détériorer au jour le jour, » se plaint-elle.
Gérard Rugambwa




































































