La Commémoration des victimes du génocide des Tutsi pour la vingt-sixième fois sera organisée d’une manière inhabituelle à cause du coronavirus. Certaines activités n’auront pas lieu tout simplement. D’autres auront lieu mais en famille.
Le Secrétaire exécutif de la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG), Dr Jean Damascène Bizimana annonce la commémoration des victimes du génocide des Tutsi de 1994 à partir de 7 avril comme d’habitude.
« Le confinement du au covid-19 n’empêchera pas les activités de mémoire organisées chaque année à partir du 7 avril. » A-t-il déclaré. Seulement le programme de cette année 2020 sera plus ou moins spécial à cause de la pandémie du coronavirus sévissant dans le monde entier.
Le 7 avril, un groupe restreint des autorités pourra se rendre au site mémorial de Gisozi pour déposer des gerbes de fleurs. La Flamme de l’Espoir sera allumée suivie d’une minute de silence et un mot de circonstance sera prononcé par le Chef de l’Etat. Le reste de la population suivra les cérémonies à travers différents médias.
En vue de respecter le confinement, la marche de mémoire et la veillée aux chandelles n’auront pas lieu. La population restera en famille.
Dans l’après-midi, une émission spéciale sur le génocide sera télédiffusée, dans la soirée mêmement.
Le jour suivant en date du 8 avril, le présentateur focalisera sur le rôle de la jeunesse dans le génocide mais également son rôle dans la lutte contre l’innommable.
Le 10 avril, le focus sera sur les médias de la haine. Tandis que le 11, l’on reviendra sur le rôle joué par la Communauté internationale. Le 13, une cérémonie de mémoire des hommes politiques et 14.000 victimes est prévue au site de mémoire de Rebero. Encore une fois, les invités seront très limités.
Dans l’après-midi, l’on parlera du rôle des Partis politiques dans le génocide des Tutsi. Un accent sera mis sur les initiatives à prendre pour faire face à l’idéologie de génocide.
La poursuite des activités de mémoire pendant 100 jours dépendra de la situation sanitaire du pays.
La rédaction




































































