Après l’arrestation de Félicien Kabuga à Paris ce samedi 16 mai, l’association des rescapés de génocide des Tutsi de 1994, IBUKA, souhaite son extradition pour être jugé au Rwanda.
Le président d’Ibuka, Professeur Jean Pierre Dusingizemungu se félicite de l’arrestation de Félicien Kabuga. L’association des rescapés de génocide des Tutsi en 1994 souhaite qu’il soit jugé au Rwanda.
La police française a arrêté Kabuga dans le cadre d’une opération sophistiquée et coordonnée, avec des recherches simultanées sur plusieurs sites.
C’est le plus « gros poisson » des génocidaires capturé par la justice internationale. Et avec l’appui de la police française et sur le territoire français où il résidait sous une fausse identité.
« L’arrestation ce jour de Félicien Kabuga rappelle avec force que les personnes responsables de génocide doivent répondre de leurs crimes, même vingt-six ans après les faits, » déclare Serge Brammertz, le Procureur du Mécanisme International Résiduel pour les Tribunaux pénaux.
Félicien Kabuga est considéré comme l’un des cerveaux du génocide des Tutsi de 1994. Il a commandé plus de 25 tonnes de machettes pour les miliciens Interahamwe. Ce sont ces armes blanches qui ont beaucoup servi dans les massacres des Tutsi en 1994.
Kabuga a été inculpé par le Tribunal pénal international des Nations unies pour le Rwanda en 1997 pour sept chefs d’accusation de génocide, complicité de génocide, incitation directe et publique à commettre le génocide, tentative de génocide, conspiration de génocide, persécution et extermination, tous en relation avec les crimes commis lors du génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda.
Après l’achèvement des procédures appropriées en vertu du droit français, Kabuga devrait être remis à la garde du Mécanisme, où il sera jugé. L’on ne sait pas encore s’il sera transféré à La Haye au Pays Bas ou à Arusha en Tanzanie. A défaut de l’extrader à Kigali, il devrait l’être à Arusha plus proche du Rwanda.
Gérard Rugambwa




































































