Le Rwanda a réorganisé le transport urbain pour améliorer la qualité du service octroyé aux passagers. La priorité a été accordée au citoyen qui doit bénéficier d’un service de qualité. Dans une semaine, les Kigalois sentent déjà un changement positif.
Le nouveau modèle de transport en commun accorde la priorité à la qualité de service. Les transporteurs sont tenus de respecter un contrat qui met à l’honneur les passagers.
” L’objectif est de changer la qualité de service de façon remarquable,” a déclaré Jean de Dieu Uwihanganye, secrétaire d’Etat au ministère de l’Infrastructure.

” La priorité de l’Etat dans cette réorganisation du transport urbain est la qualité du service offert à la population,” a ajouté Uwihanganye.
Une semaine après, la population sent déjà un changement. Elle reconnait que les prestataires de service de transport en commun ont amélioré la qualité de service.
” Quand on arrive dans la gare routière, l’on n’attend plus beaucoup de temps, le chauffeur ne charge plus trop de passagers. Sur les arrêts bus, l’on n’y traine plus, bref les bus sont mieux organisés, ce qui est une bonne chose pour nous qui allons au travail chaque jour,” a déclaré Uwizeyimana Odette. Elle emprunte chaque matin la ligne Gare Downtown-Gare Kimironko et vice versa pour le retour.

Sur la ligne Gare Nyanza-Gare Downtown, les témoignages sont les mêmes. Les citadins ne se plaignent plus de perdre beaucoup de temps dans les bus. ” Pourvu que ça dure,” trouve-t-on sur toutes les lèvres des personnes soulagées par les changements en cours.
Ecofleet pour la qualité de service
Pour arriver à des changements, Ecofleet, une société privée, a été mise en place en qualité d’intermédiaire entre les prestataires de service de transport en commun et le ministère de l’infrastructure. Elle doit veiller au respect des termes du contrat par les transporteurs.
” L’argent payé par les bénéficiaires du service est récupéré par ECOFLEET qui, à son tour, devra régler la facture présentée par le transporteur pour le service rendu aux passagers,” a expliqué le secrétaire d’Etat, Jean de Dieu Uwihanganye.

Le directeur général de la société Ecofleet, Aubin Rukera, précise que le non respect des termes du contrat entrainera une pénalisation du prestataire de service.
” Parmi les critères de paiement, l’on devra vérifier le nombre d’heures presté par le chauffeur et la rémunération lui attribuée,” a souligné Aubin Rukera. C’est une bonne nouvelle pour les chauffeurs des bus qui se plaignent de travailler de 5 heures du matin à 23 heures.
Le respect du temps dans le transport, la qualité de la peinture du bus, et d’autres éléments seront considérés avant qu’Ecofleet n’effectue le paiement. Tout cela vise à satisfaire le bénéficiaire du service de transport en commun.
” L’on fera en sorte que les bus deviennent le premier choix des habitants de Kigali, ” a indiqué le maire de la Ville, Samuel Dusengiyumva.

Parmi les mesures prises se trouve une voie réservée aux bus sur les grandes voies pour éviter qu’ils prennent du temps à cause du feu rouge dans la circulation routière.
Les prestataires de service de transport en commun n’auront pas d’arguments pour ne pas fournir un service de qualité. L’Etat fournit le carburant et s’est chargé des services d’entretien des bus pendant au moins une année. Le budget de fonctionnement se trouve déjà dans les caisses d’Ecofleet pour combler le déficit de 15% prévu pendant la première année.
Dans une année, 296 nouveaux bus électriques importés par l’Etat devraient être à Kigali pour assurer le transport en commun. A partir de ce moment-là, les dépenses dues à l’entretien des bus seront sensiblement réduites et le transport public totalement vert pour préserver la qualité de l’air et partant, la santé de la population.
Gérard Rugambwa



































































