Réseau des Femmes a organisé, ce 13 février, une réunion de vulgarisation des lois pour informer les femmes et les adolescentes sur leurs droits juridiques. Ces lois sont en lien direct avec la santé sexuelle et reproductive.
En procédant à l’ouverture des travaux de cette réunion, la représentante légale de Réseau des Femmes, Annonciata Mukayitete, a expliqué que cette rencontre visait à renforcer la connaissance des textes législatifs et à favoriser l’égalité entre hommes et femmes.
’’ L’objectif de cette réunion est d’informer et influencer les institutions publiques et la communauté de prendre les actions concrètes dans la vulgarisation de la nouvelle loi régissant les services de la santé et de l’arrêté ministérielle déterminants les conditions devant être remplie pour qu’un médecin pratique l’avortement’’, a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté que la réunion visait à améliorer la connaissance des participants sur les lois existantes sur la Santé et Droits Sexuels et Reproductifs (SDSR).
La juriste et activiste des droits des femmes, Rose Mukantabana, a expliqué que la nouvelle Loi N° 026/2025 du 17/09/2025 portant réglementation des services de soins de santé, en combinaison avec les arrêtés ministériels sur les conditions de l’avortement structure la prestation de soins sécurisés.
’’ Cette législation vise à réduire les risques d’avortements non sécurisés chez les jeunes en clarifiant les conditions médicales et légales, renforçant ainsi les droits des patients dans le système de santé rwandais’’, a-t-elle souligné.

Concernant l’avortement, la juriste Rose Mukantabana a expliqué qu’il est légal mais strictement réglementé, autorisé uniquement sous certaines conditions spécifiques.
’’ Ces conditions sont notamment le viol, l’inceste, le mariage forcé, ou si la grossesse met en danger la santé de la femme ou du fœtus. L’intervention doit être pratiquée par un médecin qualifié dans un établissement de santé agréé’’, a-t-elle insisté.
La nouvelle loi numéro 026/2025 du 17/09/2025 portant réglementation des services de soins de santé précise en son article 2 qu’un adolescent de 15 ans peut donner son consentement pour bénéficier des services de santé.
Avant, un adolescent de 15 ans ne pouvait pas avoir accès aux services de santé sans être accompagné comme l’explique la Coordinatrice du Projet SDSR-Rwanda, Séraphine Mukeshimana.

’’ Suite à une analyse des lois portant sur la santé reproductive effectuée par Réseau des Femmes, il a été révélé qu’il existait des obstacles à l’accès aux services de santé dont l’âge des adolescents. Il y avait également l’obligation d’être accompagné par un parent ou un tuteur,” a-t-elle indiqué.
En partenariat avec l’ONG canadienne, AMIE Canada, Réseau des Femmes met en œuvre un projet de cinq ans (de décembre 2022 à octobre 2027) intitulé ’’Santé et Droits Sexuels et Reproductifs (Projet SDSR)’’ dans les 15 secteurs du district de Gasabo dans la ville de Kigali. Ce projet cible les jeunes femmes vulnérables, les filles des rues, les adolescentes enceintes, les victimes de violences sexuelles et autres violences basées sur le genre.
Parmi les principales activités du projet figurent le traitement et le dépistage des infections sexuellement transmissibles, les soins prénataux, le planning familial, l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, la psychologie clinique, la sensibilisation aux droits en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs et la diffusion des lois régissant les services de santé.
Vital Ndayambaje




































































