Le procureur général de la République, Aimable Havugiyaremye, a évoqué les difficultés rencontrées dans la poursuite des présumés génocidaires qui se cachent à l’étranger. C’était jeudi le 11 avril lors de la commémoration au mémorial de Nyanza-Kicukiro.
Selon le procureur général, Aimable Havugiyaremye, la poursuite des génocidaires vivant à l’étranger est mise à mal par beaucoup de difficultés. Celles-ci, a-t-il dit, sont liées à la complicité de certains pays et milieux diplomatiques.
” Il y a eu un débat au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Certains disaient qu’il s’agissait d’un génocide et d’autres d’une guerre civile. Pour nous cela constitue du pur révisionnisme du génocide’’, a-t-il ajouté. Il a expliqué que cela découlerait de la honte de ces pays et de la peur des conséquences de la loi.
Le procureur général Havugiyaremye a parlé des défis auxquels ils sont confrontés pour attraper les génocidaires.
” Ils changent toujours de pays où ils se cachent. Ils changent de nom et d’identité. Il y a ceux qui mentent d’être morts et qui ne le sont pas. Il y a ceux qui meurent et leurs familles nous cachent qu’ils sont morts pour que nous puissions toujours les rechercher’’, s’est indigné le procureur général du Rwanda.
Il a évoqué également la complicité et la mauvaise volonté de certains pays et de la communauté internationale en général, pour l’arrestation des génocidaires rwandais.
” Nous avons déjà lancé 1149 mandats d’arrêts internationaux dans différents pays du monde pour l’arrestation des génocidaires. Mais 30 seulement d’entre eux ont été renvoyés au Rwanda. Ce nombre est très petit et témoigne de la mauvaise volonté de ces pays de nous aider à traquer ces criminels’’, a-t-il déploré.

” Néanmoins, nous ne nous découragerons pas et nous continuerons à les poursuivre’’, a-t-il ajouté.
Le procureur général de la république du Rwanda, Aimable Havugiyaremye, a pris pour support de ses propos, le livre de Bernard Maingain publié juste tout dernièrement le 6 avril de cette année.
Bernard Maingain, un avocat belge, critique vivement le système judiciaire international. Il se demande aussi pourquoi l’idéologie du génocide ne se dissout pas trois décennies après la dispersion des génocidaires.
Son livre intitulé ”Le Cri du Falcon’’ est un livre dévoilant par son menu les extravagantes méthodes du juge ”anti terroristes” français, Jean Louis Bruguière. L’auteur Bernard Maingain montre comment la justice française a été dévoyée par la passion raciste.
Le procureur général Havugiyaremye a expliqué que ce dossier de Jean Louis Bruguière n’a pas abouti aux résultats escomptés car fondé sur des faits subjectifs et non réels.
” Il est apparu peu à peu que ce dossier accumulait les tricheries, les vices de procédure, voire les manipulations’’, a-t-il expliqué.
Ce dossier, a-t-il dit, a échoué et classé sans suite.
Vital Ndayambaje




































































