La Directrice Générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a déposé une plaque d’inauguration au site mémorial de Gisozi, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO l’année dernière.
Audrey Azoulay a posé un second geste de reconnaissance du site mémorial de Gisozi ce vendredi 5 avril 2024 après l’inscription de 4 sites mémoriaux sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en septembre 2023. D’emblée les sites de Gisozi, Nyamata, Bisesero et Murambi sont devenus des patrimoines mondiaux de l’UNESCO.
” Au niveau de la justice on avait une avancée. Il restait au niveau de la protection de la mémoire, au niveau de l’Education, de la culture. Il restait aussi à accomplir ce pas,” a déclaré Dr Jean Damascène Bizimana, ministre de l’Unité nationale et de l’engagement civique (MINUBUMWE).

De tels sites de mémoire favorisent l’éducation des jeunes pour prévenir la répétition des atrocités commises pendant le génocide contre les Tutsi en 1994.
” Nous allons continuer à travailler ensemble pour promouvoir ces sites mémoriaux et d’autres aussi,” a promis Dr Bizimana.
La Directrice Générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, a rappelé que la moitié de la population rwandaise est âgée de moins de 30 ans. Pour cela, ”il faut la mémoire, des témoignages… Et c’est le but des mémoriaux.”
Pour Mme Audrey Azoulay, c’est pour perpétuer cette action de mémoire que l’UNESCO s’engage. Celle-ci se transmet par des lieux comme les sites mémoriaux.

L’inscription de ces quatre sites mémoriaux sur la liste du patrimoine mondial s’est effectuée en même temps que celle du Parc national de Nyungwe. ” Le Rwanda ce n’est pas seulement le génocide,” signale Dr Jean Damascène Bizimana.
Selon le ministre de l’Unité nationale et l’engagement civique, Dr Jean Damascène Bizimana, le Rwanda souhaite que les valeurs culturelles et autres puissent également continuer à être inscrits sur la liste du patrimoine mondial. Le pays des mille collines voudrait être montré dans toute son intégralité.
Audrey Azoulay devra aussi poser une plaque à Murambi. Un geste hautement symbolique pour cette directrice générale de l’UNESCO de nationalité française.
Gérard Rugambwa




































































